Numéro spécial "Les clés de l'actualité"

Le vote des petits

clemi

  • Dans le cadre de la 18e "Semaine de la presse et des médias dans l’école" organisée par le Clemi.
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Wapiti a 20 ans !

F - Le billet d'humeur

18/04/2007

1er tour : le choix du vote futile ?

Campagne_daffichage_3Les slogans officiels des candidats à la présidence :

Le 22 avril 2007, Votez Arlette Laguiller !
La révolution écologique, Dominique Voynet
La France présidente, le changement, Ségolène Royal
Un autre monde est possible, José Bové
François Bayrou, la France de toutes nos forces
Ensemble tout devient possible, Nicolas Sarkozy
Philippe de Villiers, La Fierté d’être Français
La ruralité d’abord, Frédéric Nihous
Votez Le Pen
Olivier Besancenot, Nos vies valent plus que leurs profits
Le 22 avril, je vote à gauche, je vote Marie-George Buffet
Gérard Schivardi, candidat présenté par des maires, soutenu par le Parti des travailleurs 

En cette période où chaque candidat cherche à convaincre le maximum d’électeurs, les positions sont parfois moins claires. Petit jeu de méli-mélo entre les slogans…

Le 22 avril 2007, Votez Dominique Voynet !
La révolution écologique, François Bayrou
La France présidente, le changement, Gérard Schivardi
Un autre monde est possible, Philippe de Villiers
Marie-George Buffet, la France de toutes nos forces
Ensemble tout devient possible, Olivier Besancenot
Ségolène Royal, La Fierté d’être Français
La ruralité d’abord, Arlette Laguiller
Votez José Bové
Frédéric Nihous, Nos vies valent plus que leurs profits
Le 22 avril, je vote à gauche, je vote Le Pen
Nicolas Sarkozy, candidat présenté par des maires, soutenu par le Parti des travailleurs 

Rezza Ould'Amer - Les Clés de l'actualité

11/04/2007

Oh secours, j'ai pas choisi !

Dans 10 jours, c'est le premier tour de l'élection présidentielle. D'après une enquête (1) publiée ce week-end, je découvre que je fais partie des 18 millions d'électeurs qui n'ont pas encore choisi à qui ils allaient faire confiance pour les cinq ans à venir, les indécis. Plus de 4 électeurs sur dix seraient dans ce cas. Les raisons de ce statut sont diverses, mais je vais tenter de vous exposer en quelques mots le dilemme qui m’anime. Je voterai, ça c’est sûr, mais pour qui ? Mon cœur balance. Un “petit” candidat porte dans le débat une partie des idées et des aspirations qui me sont proches. Ce serait un vote coup de cœur, un vote libre. Un “grand” candidat dont les idées ne sont qu’en partie proche des miennes, mais qui semblerait avoir plus de chances de passer le premier tour. Ce serait un vote de raison, guidé par la stratégie, et le souvenir amer de l’élection en 2002. Il me reste donc 10 jours pour régler ce dilemme et faire mon choix. Mais quelque soit la personne élue, nous disposons d’une “seconde chance”, les élections législatives, qui permettront de redistribuer les cartes.

Marie Révillion, Les Clés de l'actualité, mre@milan.fr


(1) enquête CSA-Cisco a été réalisée sur un mois du 28 février au 29 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3 587 personnes âgées de 18 ans et plus.

10/04/2007

À vos marques, prêts, partez !

C’est parti ! La campagne officielle a démarré hier lundi 9 avril 2007. Qu’est-ce que ça change ?

Maintenant, les affiches des 12 candidats  seront collées sur les panneaux devant les 85 000 bureaux de vote. Sortez vos pots de colle !
En plus, on déballe aussi les réserves de papier ! Des milliers d'employés vont envoyer les bulletins de vote et les programmes des candidats aux 44 millions d’électeurs.

Et à chacun son clip ! Tous les candidats ont préparé une vidéo diffusée à la radio et à la télé sur les chaînes  publiques.  Rien de vraiment  original, à part José Bové interviewé par Karl Zéro et Olivier Besancenot qui a choisi du hip-hop en fond  musical.

En plus de ces clips, les candidats auront la parole jusqu'au 20  avril dans les émissions politiques, les débats, les infos, etc.  Mais chaque seconde sera comptée et ils auront tous le même temps à  l'antenne. C’est plus juste !

Isabelle Rogez (Wapiti)

04/04/2007

Débats entre humains

Cela semble sûr maintenant : à 18 jours du premier tour de l’élection présidentielle, il n’y aura pas de débat télévisé entre les candidats. François Bayrou a proposé de se confronter à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen sur Internet, mais Nicolas Sarkozy a refusé. Il ne voit pas pourquoi il débattrait avec ces trois candidats plutôt qu’avec les huit autres.
Déjà, le 7 février, des journalistes de France Télévisions avaient lancé un appel pour qu’il y ait davantage de confrontations entre les candidats sur leurs projets de société. Les émissions politiques à la télé sont très centrées sur les questions de Français comme vous et moi, au détriment des joutes oratoires. Pourtant, c’est quand hommes et femmes politiques débattent que l’on peut voir les différences entre ce qu’ils proposent. Et puis, la politique est plus vivante quand il y a discussion et contestation en temps réel. Un peu comme dans la vraie vie, le bon vieux débat autour de la table de la cuisine en famille, plutôt que des petites phrases assassines lancées à la presse et destinées à qui voudra bien les entendre.
Récemment sortait en DVD un documentaire analysant les mimiques des hommes et femmes politiques (Coupez le son !). Cela peut sembler ennuyeux comme ça, mais certaines scènes étaient croustillantes. Par exemple, François Mitterrand répondant, avec toute son ironie, “Vous avez tout à fait raison M. le Premier ministre” à un Chirac qui lui demandait de l’appeler Jacques Chirac. Par moments, ces archives frisaient l'émission Vidéo Gag. Eh oui, les candidats sont des humains, avec leurs mimiques proches de celles des singes, leurs défauts, leurs gaffes… Alors, vivement le second tour et le traditionnel débat télévisé pour que les deux principaux candidats nous fassent – enfin – rire.

Les archives de débats télévisés sont visibles sur le site de l'INA.
Amélie Castan - Les clés de l'actualité

03/04/2007

Écologie : des candidats sous surveillance

Sur les 12 candidats à la présidentielle, 5 ont signé le Pacte écologique de
Nicolas Hulot.  À 3 semaines du premier tour de l’élection, l’écologiste le
plus populaire de France leur a rappelé leurs engagements en faveur de la
planète.

Son Pacte prévoit, entre autres, la nomination d’un super ministre de
l’écologie. Interrogé sur ce point dimanche matin sur France Inter, Nicolas
Hulot a déclaré qu’il ne souhaitait pas occuper ce poste : « je serai plus
utile à l’extérieur qu’à l’intérieur du gouvernement ! » .  Il pourra parler
plus librement et, une fois le gouvernement installé, il envisage de créer
un « observatoire » pour suivre les actions prises en matière d’écologie.

Quel que soit le nom du prochain président, cette campagne est la première à
parler autant d’écologie. C’est déjà une bonne nouvelle ! Est-ce suffisant ?
Les enfants, eux, ne sont ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais
tout ce qui peut être fait aujourd’hui en faveur de la planète, c’est autant
de gagné pour eux demain !

Isabelle Rogez
Wapiti

02/04/2007

De la neutralité des journalistes…

Difficile de rester neutre et objectif quant il s’agit de transmettre l’actualité…
Je dois écrire un billet d’humeur mais il faut rester neutre !
Les journalistes sont-ils neutres ? Pas forcément…
Déjà, dans certains magazines, ils ont le droit et même le devoir d’afficher leurs convictions. Mais dans d’autres médias, non… Sinon, gare aux sanctions… Et là, c’est pire qu’à l’école.
Ainsi, Alain Duhamel a été suspendu par France Télévisions et la radio RTL pour son soutien à François Bayrou. Le célèbre chroniqueur politique avait confié qu'il voterait pour le président de l'UDF à la présidentielle.
A-t-il confié cela à l’antenne ? Non ! Il en a parlé en novembre dernier lors d'une conférence organisée par les jeunes de l'UDF à l’école Sciences-Po. La vidéo de cette conférence a été diffusée début février sur Internet.
Résultat : Alain Duhamel « n'interviendra plus sur les antennes de France Télévisions jusqu'à la fin de la campagne électorale », en raison de sa prise de position publique « en faveur de la candidature de François Bayrou », a annoncé France Télévisions, le 15 février, dans un communiqué.
Une décision prise au nom des « principes d'indépendance et de neutralité ».
Donc un journaliste politique n’a pas le droit de parler de ses convictions personnelles lors d’une simple conférence s’il travaille pour une chaîne publique…
L’ennui avec la neutralité c’est qu’elle est difficile à définir.
Quand on regarde la définition du petit Robert, la neutralité prend plusieurs formes… On parle d’impartialité, d’objectivité, on parle aussi de non-engagement…
Mais choisir tel ou tel angle sur un sujet, n’est-ce pas déjà là une forme de partialité ? Et un dessin d’humour grinçant sur tel ou tel candidat, n’est-ce pas aussi une forme d’engagement voilé ?
La neutralité est difficile dans le journalisme… Particulièrement au moment des élections !
Stéphanie Saunier (magazines Julie et Manon)

27/03/2007

Nouveau départ…

Ça y est, Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions de ministre de l'Intérieur. Il est maintenant candidat à temps plein et va se consacrer entièrement à sa campagne électorale.

« Déjà ! » diront certains, « Pas trop tôt ! » penseront d’autres…

L’agenda d’un candidat à la présidentielle est très chargé : des voyages partout en France, des meetings, des interviews dans les médias…  Maintenant, il sera plus disponible et pourra parler plus librement. Mais ce n’est pas la seule raison de son départ. En tant que ministre de l’Intérieur, il aurait pu avoir accès à des documents ou à des moyens que les autres  candidats n'auraient pas eus.

Du coup, il y a eu un « mini remaniement ministériel » : 2 ministres ont démissionné, Nicolas Sarkozy et son porte-parole de  campagne Xavier Bertrand. Ils sont remplacés par François Baroin qui devient ministre de l’Intérieur et Philippe Bas, nouveau ministre de la Santé.

Isabelle Rogez (Wapiti)

21/03/2007

Du bout des lèvres

« L'UMP a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités. C'est donc tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien ». Hier, Jacques Chirac a consenti à accorder son soutien à Nicolas Sarkozy, un soutien du bout des lèvres qui, probablement, n’ira pas plus loin que cette déclaration solennelle. Mais Nicolas Sarkozy s’en satisfera et, sans doute, brandira cet appui comme une preuve supplémentaire de sa capacité à diriger le pays.
Pourtant, les Français connaissent bien les relations médiocres entre les deux hommes. Jacques Chirac avait désigné comme héritier Alain Juppé. Mais le maire de Bordeaux, condamné par la justice, s’était éloigné de la politique. De plus, il avait laissé un mauvais souvenir aux Français quand il avait occupé le poste de Premier ministre de 1995 à 1997.

Que vaut le soutien de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy aux yeux des électeurs ? Pour certains, il apparaît comme un cadeau empoisonné. Car Nicolas Sarkozy ne cesse d’expliquer qu’il veut la rupture, c’est-à-dire casser la politique mise en place… sous la présidence de Jacques Chirac. Comment à la fois critiquer le président sortant et se féliciter de son soutien ? Bizarre…

Frédéric Fontaine Les Clés de l'actualité junior Sarkochirac

Les jeunes reprennent l'initiative

Nicolas Sarkozy a créé l’événement en rassemblant 10.000 jeunes survoltés en meeting. Ségolène Royal et François Bayrou multiplient les passages dans des banlieues. Jamais les jeunes n’auront été autant courtisés. Même si, rappelle Pierre Mathiot, directeur de l’Institut de sciences politiques de Lille, les 18-24 ans représentent la catégorie la plus difficile à sonder. La raison en est simple : ce sont eux qui ont le moins de téléphones fixes ! Pas évident, dans ces conditions, de savoir ce que les jeunes veulent vraiment. Heureusement, les lycéens et les étudiants reprennent l’initiative, en interpellant directement les candidats. Les AJ (Assises de la jeunesse) proposent au futur élu, de faire adopter une loi rédigée par leurs soins. Julie Coudry de la Cé (Confédération des étudiants) a rendu public hier le résultat d’un référendum proposé dans les facs : 192 000 étudiants demandent ainsi que l’insertion professionnelle des jeunes soit inscrite dans les missions de l’université. Mais “attention”, prévient Julie Coudry, les jeunes “n’attendront pas la fin du mandat du futur président pour demander des comptes sur le respect de ses engagements !
Cpesite
Clément Debeir (les Clés de l'Actualité)
Un cortège de manifestants anti-cpe (crédit photo : B. Tessier / Reuters)

20/03/2007

Les stars et l’engagement

Plus besoin de se demander pour qui votera son chanteur ou son acteur préféré. Certains s’affichent au côté de leur candidat, comme le rappeur Doc Gyneco qui soutient Nicolas Sarkozy, le présentateur Patrick Sébastien, François Bayrou ou l’acteur Philippe Torreton, Ségolène Royal.
Et la liste de ces « stars supporters » s’allonge de jour en jour. Il est vrai aussi que ces soutiens « paillettes » ne sont pas nouveaux. Toutes les campagnes présidentielles ont connu leurs lots de stars. En 2002, Lionel Jospin était soutenu par de nombreux comédiens et acteurs. Ce qui ne lui a pas porté chance, puisqu’il a été éliminé au premier tour. Alors, efficace ou pas ? Pas si sûr…

En revanche, certaines actions, comme celle du rappeur Rost, ont peut-être plus de chance d’aboutir à quelque chose de concret : le vote des jeunes. En effet, Rost et ses amis de l’association Banlieues Actives parcourent les quartiers depuis avril 2006 pour inciter les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales et à voter. Une action d’autant plus remarquable que Rost n’a lui-même pas le droit de vote puisqu’il n’a pas la nationalité française. Il est Togolais.

Ce style d’engagement politique est très différent de celui de soutenir un seul candidat en lui apportant sa notoriété. C’est là toute la différence entre un Rost et un Doc Gyneco…

Bénédicte Boucays, Mobiclic, le magazine multimédia pour les 7/13 ans

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