Numéro spécial "Les clés de l'actualité"

Le vote des petits

clemi

  • Dans le cadre de la 18e "Semaine de la presse et des médias dans l’école" organisée par le Clemi.
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Wapiti a 20 ans !

« 28 janvier 2007 - 3 février 2007 | Accueil | 18 février 2007 - 24 février 2007 »

4 février 2007 - 10 février 2007

08/02/2007

100 idées - lancement

Parmi les 100 idées sélectionnées par les enfants quelles sont les 10 idées que tu aimerais que le(la) nouveau(nouvelle) président(e) de la République réalise au cours de son mandat ?

Clique pour donner ton avis et participe ainsi au top 10 des enfants pour la présidentielle.

Le groupe Milan adressera au(à la) nouveau(nouvelle) président(e) ces 10 idées prioritaires des enfants.

Comment les 100 idées ont-elles été sélectionnées ?

Les journalistes des rédactions des Clés de l’actualité junior, Julie, Mobiclic, Wapiti et Les Clés de l’actualité ont enquêté auprès des classes avec lesquelles ils travaillent habituellement, des groupes de lecteurs qu’ils réunissent régulièrement, ils ont lancé des questionnaires sur les sites de leurs magazines. Les 100 idées des enfants se sont organisées autour de thèmes qui vous semblent prioritaires : culture, droits des femmes, école, environnement, famille, justice, participation, pauvreté, santé et société.

La culture à l’ école

La culture et toi

La culture pour tous

Droits des femmes

L'école et le réglement

L’école : Comment mieux travailler en classe

L’école : A l’extérieur de la classe

L’école et ton avenir

Environnement et transports

La santé

La participation

07/02/2007

Environnement : Comment agir au quotidien ?

La justice

La pauvreté

05/02/2007

Les partis politiques

Bandpartispolitiques



Front national
Les Verts
Lutte ouvrière et Ligue communiste révolutionnaire
Mouvement pour la France
Mouvement républicain et citoyen
Parti communiste
Parti radical de gauche
Parti socialiste
Union pour la démocratie française
Union pour un mouvement populaire

L’extrême droite représentée essentiellement par le Front national fait désormais partie du paysage politique.

Fn

Le FN - Front national

Les idées

Le Front national se présente comme l’émanation de la Nation et dénonce une société qui souffrirait d’un profond désordre dû à la décadence des mœurs. Il dénonce les partis et les hommes politiques en place, accusés d’être “corrompus”. Aussi souhaite-t-il instaurer un “nouvel ordre”, fondé sur un pouvoir autoritaire permettant de défendre la grandeur du pays. Son idéologie nationaliste s’appuie sur les inquiétudes des Français et, de façon plus ou moins explicite, sur les tendances racistes ou antisémites d’une partie de la population française, ainsi que sur certaines attitudes de rejet du système politique. L’un de ses thèmes essentiels est
la lutte contre l’immigration, qui représenterait, selon lui, une menace pour la France et les nations occidentales. L’extrême droite privilégie ainsi le droit du sang (transmission de la nationalité réduite aux enfants nés de parents du même pays) au droit du sol (on reçoit la nationalité par la naissance sur le territoire national et non par ses origines), en vigueur en France.

La stratégie

Marginal jusqu’aux élections européennes de 1984, où il obtient 11 % des suffrages, le Front national a vu par la suite ses scores se maintenir autour de 10 %. En 2002, Jean-Marie Le Pen se qualifie, à la surprise générale, pour le second tour de l’élection présidentielle. Devancé par Jacques Chirac, il recueille cependant 17,8 % des suffrages. Son audience, à en croire les sondages, s’est encore renforcée depuis. Une enquête de l’hebdomadaire “le Nouvel observateur” révèle qu’un scénario du style de celui de 2002 était possible en 2007 : 31 % des Français souhaitent que Jean-Marie Le Pen soit candidat, 36 % prédisent sa présence au second tour. Dans ce cas, l’extrême droite deviendrait la seconde force politique du pays. Contrairement à 2002, il s ’agirait selon certains politologues non plus d’une mauvaise surprise, mais d’un choix délibéré des électeurs.

L’affaiblissement du pouvoir, les scandales politico-financiers ajoutés aux émeutes dans les banlieues en novembre 2005 provoquent un climat de tension exploité par le Front national. A 80 ans, Jean-Marie Le Pen, qui entame sa cinquième campagne présidentielle surfe sur cette vague et croit à sa victoire. Il a appelé à la formation d’une “Union patriotique” et invite les autres candidats de la “droite nationale”, à le rejoindre pour l’emporter. Ce qu’a fait Bruno Megret, président du Mouvement national républicain (MNR) qui s’est rallié à la candidature de Jean Marie Le Pen.

En clair

Raciste : partisan d’une doctrine qui affirme la supériorité d’un groupe racial sur un autre.

Antisémite : qui a une attitude d’hostilité systématique à l’égard des Juifs.

En savoir plus 

À lire

• L’Extrême droite aujourd’hui et Le Front national, de J.-Y. Camus, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (1997).

• Ces Français qui votent Le Pen, de Nonna Mayer, éd. Flammarion (2002).

• La Nouvelle Extrême-droite. Enquête sur les jeunes militants du Front national par Sylvain Crépon, éd L’Harmattan, juin 2006.

Sur le Web

www.front-national.com

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Premier parti écologiste, les Verts, minés par les divisions internes, abordent les prochaines échéances électorales en position de faiblesse.

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Les Verts

Les idées

Après près de vingt ans d’existence en tant que parti autonome, les Verts ont un défi à relever : réussir à s’affirmer comme un parti politique à part entière, stable et organisé, légitime sur les questions environnementales comme sur les autres. Ils proposent un projet de société fondé sur un développement économique respectueux des équilibres écologiques et sur l’approfondissement de la démocratie et de la justice sociale. Axé sur la défense de l’environnement, leur programme préconise de limiter l’usage des voitures et autres camions au profit de modes de transport moins polluants. Fervents défenseurs des énergies renouvelables, les Verts condamnent également le nucléaire. Dans d’autres domaines, ils essaient de promouvoir un développement économique plus juste pour les pays en voie de développement. Ils prônent la régularisation massive des étrangers sans papiers, après avoir défendu, de longue date, le vote des étrangers aux élections municipales. Ils sont par ailleurs favorables à une forte diminution du temps de travail.

La stratégie

Les Verts sont devenus en 1995 le principal parti écologiste *, deux ans plus tard, ils participaient au gouvernement de la gauche “plurielle” dirigé par Lionel Jospin. Lors de la présidentielle de 2002, leur candidat, Noël Mamère, obtient 5,2 % des suffrages, un score médiocre qui reflète la difficulté de ce parti à étendre son influence politique bien que ses idées soient jugées positives par une majorité de Français. Les divergences qui affectent les Verts n’arrangent pas non plus les choses, en témoigne la rude bataille qui a eu lieu entre leurs deux candidats à la candidature pour l’élection présidentielle, Dominique Voynet et Yves Cochet. Un premier vote n’ayant pu les départager, les militants devaient voter à nouveau jusqu'à la mi-juillet. C’est finalement Dominique Voynet qui a été désignée au terme d’un scrutin interne extrêmement serré. Ancrés à gauche, les Verts entendent conclure une alliance avec les socialistes mais pas à n’importe quel prix. Les discussions en vue des prochaines élections portent sur la définition plate-forme commune. Ils réclament par ailleurs un accord électoral avec le PS qui leur garantirait d’avoir un groupe d’au moins 20 députés à l’Assemblée nationale.

En clair 

Écologiste : partisan de l’écologie, de la protection de la nature et de la recherche de formes de développement respectant l’environnement.

En savoir plus 

à lire

• Les Verts, de Guillaume Sainteny, coll. “Que sais-je ?”, éd. PUF (1997).

• Histoire de l’écologie politique, de Jean Jacob, éd. Albin Michel (1999).

• Daniel Cohn-Bendit, de Lorraine Millot, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (1999).

Sur le Web

www.les-verts.org

www.generation-ecologie.com/

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Les deux organisations trotskistes qui se présentent comme “la gauche de la gauche” espèrent accroître leur influence à l’occasion de l’élection présidentielle. 

  Lutteouvriere

Lcr

LO et LCR -
L’extrême gauche
Les idées

La IV e Internationale, fondée en 1938, conteste aux partis communistes officiels * le monopole qu’ils s’arrogent sur les idées révolutionnaires. Contrairement à ces partis dits “staliniens” (favorables dès la fin des années 1920 à une lutte contre le capitalisme par des réformes dans un seul pays), les trotskistes défendent le projet d’une révolution ouvrière permanente et mondiale. Depuis cinquante ans, leurs idées s’appuient sur cette conviction révolutionnaire*, bien que déclinée en programmes propres à chacune des trois organisations. Alors que LO s’inscrit dans la stricte lignée du programme trotskiste, la LCR a noué des alliances avec d’autres mouvements de gauche (rénovateurs du PCF et divers courants écologistes ou altermondialistes).

Opposées à la propriété privée des moyens de production (usines, terres, etc.), les formations politiques de l’extrême gauche ont pour autre dénominateur commun la lutte contre la mondialisation libérale. Implantée dans les milieux industriels urbains, LO entend mettre en place le pouvoir des “travailleurs” et défend avec constance la “dictature du prolétariat”.

La stratégie

A l’extrême-gauche, le mouvement trotskyste est aujourd’hui le seul à conserver un poids politique dans notre pays. En dix ans, il a réussi à progresser sur le plan électoral : en 2002 lors de l’ élection présidentielle, les candidats de Lutte Ouvrière et de la Ligue communiste révolutionnaire ont obtenu plus de 10 % des suffrages. En mai 2005 la forte mobilisation de la gauche radicale aura contribué à la victoire du “non” au référendum sur la constitution* européenne. Dans la perspective des prochaines échéances, les deux organisations mobilisent leurs troupes. La LCR a désigné Olivier Besancenot, le jeune postier de 32 ans, comme candidat à la présidentielle de 2007. Arlette Laguiller, 66 ans, qui en est a sixième candidature sera de nouveau dans la course à l’Elysée pour Lutte ouvrière. Si la LCR et LO appartiennent à la même mouvance, elles divergent néanmoins sur la stratégie. Alors qu’une majorité des militants de la LCR n’est pas hostile à une candidature commune “anticapitaliste” et“ antilibérale”, Lutte ouvrière rejette un tel schéma. Très critiques à l’égard du Parti socialiste, ils n’excluent pas cependant d’appeler à voter pour son candidat au second tour pour barrer la route à la droite, mais ce sera comme l’a dit Arlette Laguiller “en fonction de son programme”.

En clair 

Trotskisme : courant politique né en 1927, en URSS, de l’opposition à Staline dirigée par Léon Trotski.

Partis communistes officiels : ce sont les partis restés adhérents de la III e Internationale.

En savoir plus :

À lire

• Les Trotskismes, de Daniel Bensaïd, éd. PUF, coll. “Que sais-je ?” (2002).

• La Gauche de la gauche. Contre -enquête, de Denis Pingaud,
éd. Le Seuil (2000).

• L’Anarchie, une histoire de révoltes, de Claude Faber, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (2002).

Sur le Web

www.lcr-rouge.org

www.lutte-ouvriere.org

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Incarnant à droite le souverainisme contre l’UMP, le MPF se pose en concurrent du Front national

Mvtpourfrance

MPF - Mouvement pour la France

Les idées

En 1994, Philippe de Villiers, député de Vendée, fonde le Mouvement pour la France (MPF), parti de droite souverainiste * et catholique. Le MPF critique l’Europe de Maastricht et accuse l’Union européenne de confisquer la souveraineté de la France. Il se prononce également contre la mondialisation. Le MPF ne se cache pas de chasser sur les terres du Front national dont il partage sur certains points l’idéologie *. Philippe de Villiers dénonce régulièrement une France, “dominée et submergée par l’immigration et livrée à l’islamisation”. Au programme du MPF : une immigration zéro, la chasse aux sans papiers, le rétablissement de peine de mort pour les assassins d’enfants, la lutte contre l’insécurité, la défense des valeurs familiales.

La stratégie

Le MPF entend profiter de l’élection présidentielle pour faire avancer ses idées. En dépit de ses faibles scores électoraux- 7% au élections européennes de 2004- il espère marquer des points avec la candidature de son chef, Philippe de Villiers. Celui-ci voit 2007 comme une réplique de 2005 avec la victoire du “non” au referendum sur la Constitution européenne dont il s’attribue en partie le résultat grâce au vote souverainiste. Philippe de Villiers estime représenter une alternative crédible à Nicolas Sarkozy. Ce dernier est d’ailleurs accusé d’être un “candidat ringard” dont le bilan est une faillite, quant à Le Pen, il est à ses yeux un “homme du passé”.

En clair

Souverainiste : qui estime que la souveraineté de la France, c’est-à-dire sa capacité à prendre des décisions en toute indépendance est menacée.

Idéologie : ensemble des doctrines et des idées propres à une époque, à une société ou à une classe sociale.

En savoir plus 

À lire

• Les Turqueries du grand Mamamouchi, de P. de Villiers, éd. Albin Michel (2005).

Sur le Web

www.mpf-villiers.org

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Quelque peu marginalisé, le MRC entend néanmoins défendre sa vision forte de la République à l’occasion de l’élection présidentielle.

Mrc

Le MRC - Mouvement républicain et citoyen

Les idées

En 1966, le Cérés affiche deux principes : le capitalisme, inégalitaire, doit être remis en cause, et la gauche (PS et PCF) doit s’unir. Exerçant une forte influence sur le PS dans les années 1970, ce mouvement rompt avec lui en 1985. Le MRC se présente comme une “alternative” de gauche au PS. Attaché à une conception jacobine de la République et à un Etat fort, il critique le libéralisme économique* et s’oppose à l’intégration européenne, ainsi qu’à l’alignement sur les positions des États- Unis.

La stratégie

Hostile au tournant libéral pris, selon lui, par le PS après 1983, le Céres deviendra Mouvement des citoyens (1993) puis en 2003, le MRC. Jean-Pierre Chevènement, aujourd’hui Président d’honneur du MRC, entendait faire entendre sa différence au sein de la gauche en présentant une “candidature républicaine” en 2007. Maisil a finalement décidé de se retirer de la course à l’Elysée. Fin 2006, le président du MRC annoncé qu’il rejoignait le camp socialiste pour soutenir la candidature de Ségolène Royale dont il approuve globalement les grandes orientations.

En savoir plus

À lire

• Jean-Pierre Chevènement : une certaine idée de la République, de Laurent Chabrun et Franck Hériot, éd. Le Cherche-Midi (2002).

Sur le Web 

www.mrc-france.org
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En perte de vitesse sur le plan électoral, le Parti communiste tente regagner de l’influence en appelant à un large rassemblement de la gauche pour 2007.

Pcf 

Le PCF - Parti communiste françaisl

Les idées

Ce parti a connu une évolution importante. Dans un premier temps, il affiche des positions révolutionnaires (c’est-à-dire hostiles à tout compromis avec le capitalisme), antimilitaristes et internationalistes. Son objectif premier est la prise du pouvoir politique par les travailleurs du monde entier. Mais, au fil du temps, le PCF revoit deux de ses principes fondateurs : d’une part, il rompt vers le début des années 1930 avec l’internationalisme pour limiter son champ d’action à la vie politique française ; d’autre part, ses dirigeants abandonnent la thèse révolutionnaire du renversement de l’ordre bourgeois et optent pour des réformes à mener au sein même de la société capitaliste. À partir de 1994, sous l’impulsion de Robert Hue, le PCF procède à un examen critique du système soviétique. Soucieux d’égalité sociale et d’un meilleur partage des revenus entre le capital et le travail, les communistes sont hostiles au libéralisme* économique et à la mondialisation. C’est à ce titre que le PCF a appelé à voter non au référendum sur la Consitution* européenne, en mai 2005.

La stratégie

En perte de vitesse depuis deux décennies, le PCF tente depuis de regagner de l’influence sur le plan électoral. Devant l’érosion de son électorat, il avait engagé des réformes, mais, en 2002, il a obtenu les résultats les plus faibles de son histoire : 3,4 % des voix à l’élection présidentielle. Un peu plus d’un an après la victoire du “non” au référendum sur la Constitution européenne, Marie-George Buffet, secrétaire nationale, appelle au rassemblement de la gauche en vue de l’élection présidentielle. Elle est favorable à une candidature unitaire de la “gauche de la gauche”, dont le PCF, mais celle-ci a échoué l’extrême-gauche ( Arlette Laguiller et Olivier Besancenot) a déjà désigné ses candidats à l’Elysée. La dirigeante communiste s’est portée candidate sous l’étiquette “Gauche populaire”. Pour le PCF, l’objectif reste de battre la droite en 2007. Pour éviter que ne se reproduise la catastrophe du 21 avril 2002 -Le Pen, candidat de l’extrême-droite, était arrivé au premier tour de l’élection présidentielle devant Lionel Jospin- le PCF a annoncé qu’il appellerait à voter au second tour pour le candidat socialiste, y compris pour Ségolène Royal.

En clair

Révolution russe : lutte politique qui a conduit les ouvriers russes à prendre le pouvoir en Russie, en 1917.

Lénine : dirigeant du parti bolchevik, fondateur de l’Union soviétique (1870-1924).

Manifeste du PC : texte fondateur des idées communistes écrit par Marx et Engels en 1848.

En savoir plus :

à lire

• Histoire du Parti communiste français, de Stéphane Courtois et Marc Lazar,
éd. PUF (2000).

• Que reste-t-il du PCF ? de Marie-Claire Lavabre et François Platone, éd. Autrement,
coll. “Cevipof-Autrement” (2003).

• Le Communisme, de Roger Martelli, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (2005).

Sur le Web

www.pcf.fr

www.espaces-marx.eu.org

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Allié traditionnel du PS, le Parti radical de gauche envisage de présenter son propre candidat à l’ élection présidentielle.

Partiradicalgauche 

Le PRG - Parti radical de gauche

Les idées

Le PRG est issu du radicalisme qui a incarné, dès la seconde moitié du XIX e siècle, la lutte pour les libertés individuelles et le suffrage universel. Promoteurs de l’école publique et défenseurs de la laïcité, ses militants considèrent que l’émancipation de l’Homme passe par l’éducation. Proche du PS, le PRG fait de l’égalité des chances et de la solidarité, une priorité. Aspirant à une société plus juste, il défend un humanisme * où l’individu est la pierre angulaire de la construction sociale.

La stratégie 

Après une période d’expansion en 1993, le MRG, devenu en 1997 le Parti radical de gauche (PRG), a aujourd’hui une audience plus modeste. En vue des élections de 2007, ses dirigeants ont engagé avec le PS de négociations portant sur des accords électoraux. Un congrès du PRG s’était réuni à l’automne dernier pour désigner un candidat à la présidentielle. Parmi les candidats potentiels : Christine Taubira et Jean Michel Baylet, président du PRG. Depuis, les négociations engagées avec le PS ont abouti à un accord politique qui a abouti au retrait d’une candidature du PRG et à un appel à soutenir celle de la socialiste, Ségolène Royal.

En clair 

Humanisme : courant philosophique qui considère comme primordial l’épanouissement de la personne humaine.

En savoir plus 

À lire

• Les Grandes Figures du radicalisme, de Stéphane Baumont et Alexandre Dorna,

éd. Privat (2001).

• Histoiredu radicalisme, de G. Baal, éd. La Découverte, coll. “Repères” (1994).

Sur le Web 

www.planeteradicale.org

www.jrg-fr.org

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Principale force d’opposition, le PS qui abonde en“ présidentiables” devra rassembler toute la gauche et au-delà pour gagner en 2007.

Ps

Le PS - Parti socialiste

Les idées 

La théorie socialiste entend gommer les inégalités sociales générées par la société capitaliste. Elle préconise une transformation de la société pour tendre à une répartition plus égalitaire des richesses. Les socialistes sont partisans d’une “économie mixte” dans laquelle interviennent les entreprises privées, mais aussi l’État, qui doit conserver un rôle important d’arbitre et d’acteur économique. Avec le temps, les socialistes ont adopté une politique plus sensible aux réalités sociales et économiques. Ils restent attachés à la notion de service public (services administratifs, éducatifs, culturels ou autres, dépendant directement ou en grande partie de l’État). Mais aussi à des valeurs fortes comme l’école laïque, la réduction du temps de travail ou encore la construction de l’Union européenne*.

La stratégie 

Le retentissant échec d’avril 2002 qui a poussé Lionel Jospin, candidat du PS à l’élection présidentielle, à se retirer de vie politique a laissé des traces. Si, en 2004, le PS a regagné du terrain dans l’électorat lors des élections régionales et européennes, il s’est profondément divisé entre partisans du “oui” et du “non” lors du référendum sur la Constitution européenne, le 29 mai 2005.

A la veille de cette échéance majeure qu’est l’élection présidentielle de 2007, le parti s’est mis en ordre de bataille, un consensus s’est dégagé entre les différentes composantes sur le projet socialiste, “Réussir ensemble le changement ”. Reste le plus dur : convaincre les partenaires, les Verts, les radicaux de gauche mais aussi, au-delà, une partie des électeurs l’extrême-gauche de soutenir le candidat du PS, s’il est présent au second tour.

Le principal problème du PS aura été de choisir entre les nombreux candidats à la candidature, les quelque 200 000 militants socialistes ont été appelés à le désigner le 16 novembre. La concurrence s ’annonçait sévère entre les trois grands favoris, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Khan, et Ségolène Royal, devenue la star des sondages. C’est cette dernière qui a été choisie par plus de 60 % des militants socialistes.

Candidats à la canditature et “présidentiables”

Au Parti socialiste, c’est le trop plein qui caractérise la préparation à l’élection de 2007. Tous les “Eléphants” du PS, à savoir les leaders des principales tendances, sont lancés dans la course. Candidats à la candidature de leur parti pour porter ses couleurs, tous passent selon les sondages pour être “présidentiables », c’est à dire susceptibles du fait de leur envergure politique et de leur popularité, plus ou moins grande, de participer à cette élection et de la remporter.

En clair 

Front populaire : alliance réunissant, de 1935 à 1938, le PCF, la SFIO et le Parti radical, au pouvoir de 1936 à 1938.

Cohabitation : cette situation se produit lorsque le président de la République et le Premier ministre font partie de familles politiques opposées.

En savoir plus

À lire 

• Histoire du Parti socialiste, de J. Kergoat, éd. La Découverte, coll. “Repères” (1997).

• Le Parti socialiste, de Hugues Portelli, éd. Montchrestien, coll. “Clefs politiques” (1998).

• Le Socialisme, de Gilles Candar, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (1996).

Sur le Web

www.parti-socialiste.fr

www.mjsfrance.org/index.php

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Bien que membre de la majorité de droite, l’UDF se positionne de plus en plus comme une force d’opposition.

Udf   

La Nouvelle UDF - Union pour la démocratie française

Les idées

En raison de la diversité des mouvements qui l’ont constituée, la Nouvelle UDF rassemble une grande variété de courants de pensée évoluant des libéraux aux sociaux-démocrates (centre), tous attachés à une vision plus solidaire des rapports sociaux. La Nouvelle UDF déclare défendre un idéal humaniste et vouloir combattre toutes les formes d’extrémisme. L’UDF est attachée à la décentralisation. Les diverses composantes de cette formation prônent le libéralisme économique. Leurs dirigeants respectifs souhaitent promouvoir la liberté d’entreprendre et l’économie dite “sociale de marché”, soucieuse de concilier “travail et capital”. La Nouvelle UDF est par ailleurs partisane d’une Europe politique dotée d’une constitution et favorable à l’élection au suffrage universel d’un président de l’Union européenne*. Au moment de la création de l’UMP, en 2002, le président de l’UDF, François Bayrou, a souhaité que sa formation politique conserve toute son indépendance. Préconisant des “relations partenariales” avec l’UMP, il a refusé de participer au gouvernement dirigé par Dominique de Villepin, au lendemain du référendum sur la Constitution européenne, en juin 2005.

La stratégie

L’échec de Valéry Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle de 1981 a contribué a affaiblir l’UDF qui s’est divisée entre “libéraux” et “conservateurs”. Cette division fait alors de l’UDF, une formation aux visages multiples Après les élections législatives de 2002, une grande partie de ses cadres de l’UDF se sont ralliés à l’UMP. Bien qu’elle appartienne à la majorité, la formation dirigée par François Bayrou ne perd pas une occasion d’affirmer son indépendance. A l’approche des élections de 2007, l’UDF a pris ses distances avec l’UMP et le gouvernement de Dominique de Villepin, François Bayrou estime que le régime actuel est “ en fin de course”. Refusant la coupure du pays entre droite et gauche, François Bayrou, désigné candidat de son parti à la présidentielle, plaide pour une stratégie d’ouverture au centre. Elle est fondée sur une alliance entre la droite et la gauche modérée, en particulier le Parti socialiste, seul capable selon lui de “ faire bouger les lignes”. Le PS a rejeté par avance une telle offre d’alliance qualifiée “ d’offre de confusion”.

En clair 

Constitution : ensemble des textes fondamentaux qui définissent le fonctionnement et les institutions d’un État ou d’un groupe d’États.

En savoir plus

À lire

• L’Union pour la démocratie française : UDF, d’Alexis Massart, éd. L’Harmattan (2000).

Sur le Web

www.udf.org

www.jeunes-udf.org

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Avec Nicolas Sarkozy, candidat de “ la rupture”, l’UMP table sur un rassemblement de toute la droite aux prochaines élections.

Unionmouvtpop

L’UMP - Union pour un mouvement populaire

Les idées

Première tentative aboutie de rassemblement, au sein d’une même formation, des grands courants de la droite française, l’UMP défend des opinions communes aux différents “mouvements” qui la composent. Attachée à l’indépendance de la France mais résolument européenne, elle a soutenu le projet constitutionnel en appelant à voter oui au référendum du 29 mai 2005.

Elle prône la liberté individuelle, au niveau économique notamment, avec la défense de l’esprit de la libre entreprise. Dans le domaine social, l’UMP est favorable à une régulation par le marché des équilibres économique. Elle est partisane d’un État fort, capable de faire respecter la loi, la sécurité et l’ordre. Reprenant le chantier de la décentralisation lancé en 1982, elle a mis en œuvre, début 2003, une réforme visant à renforcer le pouvoir des Régions.

La stratégie

Créée en 2002 pour soutenir la candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) s’est transformée, le 17 novembre 2002, en parti politique. Elle est dirigée depuis fin 2004 par Nicolas Sarkozy, 51 ans. Désormais dénommée Union pour un mouvement populaire, elle rassemble la quasi-totalité de la droite modérée. Bénéficiant d’une majorité absolue au Parlement*, elle dirige le gouvernement depuis mai 2002. Toute la stratégie de l’UMP vise un seul objectif : remporter l’élection présidentielle puis, dans la foulée des élections législatives, obtenir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Son chef, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin, a fait de la conquête de l’Elysée son but suprême. IL a officiellement été désigné avec plus de 95 % de voix comme candidat le 18 janvier par les adhérents de l’UMP lors d’un congrès extraordinaire. Les sondages qui en font le grand favori face à Ségolène Royal ont contribué à renforcer sa popularité auprès d’une partie des Français. Ses discours musclés contre l’insécurité, l’immigration illégale, sur la nécessité d’un Etat fort séduisent l’électorat de droite, Nicolas Sarkozy cherche aussi visiblement a récupérer une partie du vote Le Pen. Le président de l’UMP espère toutefois ’élargir sa cible en promettant tout à la fois une “rupture libérale” au plan économique et un haut niveau de protection sociale. Un pari difficile à tenir selon ses adversaires politiques.

“La France d’après”

Lors d’une convention de l’UMP consacrée à la “France d’après”, son slogan de campagne de la prochaine l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a présenté un programme de réformes des institutions de la Vème République. Il propose un renforcement des pouvoirs du président de la République, un meilleur équilibre des pouvoirs entre le Parlement et le chef de l’Etat en permettant notamment à celui-ci de s’adresser directement aux députées et sénateurs pour “expliquer sa politique”.

En clair 

Gaullisme : théorie sociale et politique développée par le général de Gaulle lors de ses deux exercices du pouvoir (1944-1946 et 1958-1969).

Parlement : Assemble nationale et Sénat.

En savoir plus 

À lire

• De Gaulle et le gaullisme : une mythologie d’aujourd’hui, de Corinne Maier, éd. Milan, coll. “Les Essentiels” (2003).

• “ Faire l’union. La refondation des partis de droite après les élections de 2002”, de Florence Haegel,
. Revue française de sciences politiques, vol. 52, n° 5-6 (2002).

Sur le Web 

www.u-m-p.org

www.ladocumentationfrancaise.fr 

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