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Mercredi soir, pendant le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, les
2 candidats se sont chamaillés à propos de l’EPR*.
L’EPR est le nouveau réacteur qui équipera les centrales nucléaires
françaises à partir de 2012. C’est la 3e génération de réacteur.
Les opposants au nucléaire ne veulent pas de ce projet car ils estiment que
l’électricité venant du nucléaire est déjà suffisante en France. Mais le
gouvernement a déjà donné son accord pour la construction de ce réacteur EPR
qui coûtera 3,4 milliards d’euros.
Autant d’argent qui aurait pu aller à la recherche sur les énergies
renouvelables !
Isabelle Rogez (Wapiti)
*EPR, European Pressurized Reactor ou réacteur pressurisé européen
Dimanche, plus de 40 millions de Français participent au 2d tour de l’élection présidentielle. On saura à 20 h qui dirigera notre pays pour les 5 prochaines années : Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy ?
Jusqu’à maintenant, tous les sondages annoncent la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais il faut se méfier : entre les sondages et la réalité, il y a souvent des différences. La principale incertitude est : pour qui vont voter les 6 millions de Français qui avaient choisi François Bayrou au 1er tour de l’élection présidentielle ?
Ségolène Royale a proposé à François Bayrou de travailler avec lui si jamais elle est élue. Elle espère ainsi séduire les électeurs de ce dirigeant politique… qui a déjà annoncé qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy. Il reste aussi à savoir si les Français seront aussi motivés que pour le 1er tour. Il y a 2 semaines, 85% des électeurs étaient allés voter, un record !
Frédéric Fontaine
Les Clés de l'actualité junior

À quelques jours du 2d tour de l’élection présidentielle en France, la secrétaire générale du Conseil Mondial des Femmes dirigeantes Laura Liswood apporte son éclairage sur la possible élection de Ségolène Royal à la présidence de la République.

Que pensez-vous de la qualification de la candidate Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle ?
Je suis personnellement très contente de voir une femme être une sérieuse postulante à la présidence de la République française. Cela montre la forte volonté d’une grande partie de la population de voir à la fois une femme présidente mais aussi une femme politique dont le projet est porteur d’amélioration sociale.
L’électeur vote-t-il pour une femme ou pour un projet ?
Il a un raisonnement en deux temps. L’électeur vote d’abord en faveur des idéaux auxquels il croit. Ensuite il se pose éventuellement la question de savoir s’il est prêt à voter pour une femme… En résumé, qu’il soit homme ou femme, le candidat doit au préalable répondre à des idéaux, s’il veut emporter l’adhésion.
Lire l'intégralité de l'interview sur la page du site des Clés de l'actualité
Propos recueillis par Rezza Ould'Amer - Les Clés de l'actualité
Le débat entre Ségolène Royal (PS – gauche) et Nicolas Sarkozy (UMP – droite) a eu lieu hier, mercredi 2 mai, encadré par deux journalistes, Arlette Chabot (France Télévision) et Patrick Poivre d’Arvor (TF1).
Le soir même, les commentaires des hommes et femmes politiques pleuvaient. Sans surprise, à droite, on a souligné la “clarté” et la “précision” de Nicolas Sarkozy et, à l’inverse, le “flou” et l’“imprécision” de son adversaire socialiste. Chez les amis de cette dernière, c’est le “dynamisme et la modernité” de Royal qui l’emporte sur la “défensive” du candidat de l’UMP.
Dés le lendemain matin, à leur tour, les journalistes ont analysé ce débat. Pour le quotidien Libération, à gauche, Ségolène Royal, la “combattante” a “mené l’offensive contre Nicolas Sarkozy qui a encaissé en restant serein”. Une offensive notamment sur la question de la scolarisation des enfants handicapés, lorsque Ségolène Royal a accusé son adversaire d’atteindre “le summum de l’immoralité politique”.
Le Figaro, à droite, cite sur ce sujet Nicolas Sarkozy qui a reproché à Ségolène Royal de “perdre ses nerfs” et de ne “pas élever la dignité du débat politique”. Sur d’autres sujets, la sécurité, les 35 heures ou le nombre des fonctionnaires, le Figaro qualifie généralement la candidate socialiste de “virulente”, face au “calme” de Nicolas Sarkozy.
Le prix de l’originalité revient ex-aecquo au quotidien populaire Aujourd’hui en France et à la chaîne franco-allemande Arte. Le premier a invité 9 électeurs à passer la soirée de débat au journal et a recueilli leurs commentaires, publiés dans leurs pages. Arte, qui retransmettait le débat sur son site Internet, a organisé un vote en direct, minutes par minutes, pour désigner le candidat le plus convaincant. (Voir le site d'Arte) À ce jeu, Ségolène Royal l’a emporté avec 28 949 suffrages contre 1 385 pour Nicolas Sarkozy. Pas de quoi, pour autant, présager du résultat du vote de tous les Français, dimanche prochain.
Clément Debeir - les Clés de l'Actualité
Ce n’est pas complètement une surprise : François Bayrou, candidat de l’UDF à la présidentielle arrivé en troisième position, a annoncé à des journalistes du Monde, jeudi 3 mai, qu’il ne “[votera] pas pour Sarkozy” au second tour des élections.
Le dirigeant centriste avait déjà laissé entendre qu’il ne soutiendrait pas le candidat de l’UMP, mais sans jamais le dire officiellement jusqu’ici. La surprise vient davantage de son aile gauche. Car lors de la même déclaration, à aucun moment, il n’indique vouloir voter blanc ou s’abstenir. Se prononcera-t-il pour Ségolène Royal, la candidate du parti socialiste ?
Sans attendre plus de précisions, l’entourage de Nicolas Sarkozy a réagi très vivement. Brice Hortefeux, un proche conseiller du candidat UMP, a ironisé sur ce quasi-soutien à Ségolène Royal, indiquant que les “électeurs de Bayrou [n’étaient] pas tout à fait sur la ligne” d’Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire – extrême gauche) ou d’Arlette Laguillier (Lutte Ouvrière – extrême gauche). Ces derniers avaient, eux, apporté un “soutien déterminé” à Ségolène Royal. Pour autant, rien n’indique que les 6 700 000 électeurs de Bayrou du premier tour suivront la voie de l’ex-candidat centriste au second tour.
Clément Debeir - Les Clés de l’Actualité
Plus de 20 millions de téléspectateurs ont regardé mercredi 2 mai eu soir le débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Chaque camp semble y avoir trouvé son compte (lire en rubrique actu). Et les indécis ? Difficile de dire si un tel exercice peut véritablement changer la donne. Les spécialistes estiment que cela peut faire gagner-ou perdre- quelques deux cents mille voix. Pas de quoi renverser totalement une situation.
Et toi ? As-tu regardé le débat ? Que penses-tu de ce type de rendez-vous présenté comme un moment important de la campagne ?
Caroline Carissoni - Les Clés de l'actualité
(photo : Reuters)