Numéro spécial "Les clés de l'actualité"

Le vote des petits

clemi

  • Dans le cadre de la 18e "Semaine de la presse et des médias dans l’école" organisée par le Clemi.
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Wapiti a 20 ans !

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8 avril 2007 - 14 avril 2007

13/04/2007

Dernière semaine pour se décider

Faut-il croire aux sondages ? Depuis des semaines, ils annoncent la qualification de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal pour le 2d tour qui aura lieu le 6 mai. Mais beaucoup pensent à la surprise du 1er tour de la dernière élection présidentielle, en 2002. Tous les sondages annonçaient la qualification de Lionel Jospin et de Jacques Chirac pour le 2d tour. Or, ce fut Jean-Marie Le Pen qui, avec Jacques Chirac, se retrouva qualifié pour le 2d tour ?

Une nouvelle surprise peut-elle se produire ? Si le passage au 2d tour de Nicolas Sarkozy semble assuré, il n’en va pas de même pour Ségolène Royal. Car la candidate socialiste est suivie de près par François Bayrou tandis que Jean-Marie Le Pen fait encore mieux dans les sondages que dans les sondages de 2002…

Entre un quart et un tiers des Français n’auraient pas encore décidé pour qui ils allaient voter dimanche prochain. Le résultat du 1er tour dépend aussi d’un critère important : la météo. S’il fait beau, il est possible que certains électeurs préfèrent profiter de leur dimanche plutôt que d’aller voter…

Frédéric Fontaine Les Clés de l'actualité junior

Avant l’heure, c’est pas l’heure !

Il dira tout avant 20h ! Un animateur radio-télé, Jean-Marc Morandini, affirme qu’il dévoilera le résultat du vote le soir du premier tour de l’élection à partir de 18 h sur son blog… Mais, la loi l’interdit ! Aucun résultat ne doit être annoncé avant 20h « par quelque moyen que ce soit », pas plus sur le web qu’à la télé !

Pourtant, on sait que des sites internet étrangers publieront les résultats avant 20h. Cet animateur diffusera, lui, les « rumeurs » qui circulent dans les rédactions des journaux ou que certaines personnes privilégiées peuvent obtenir…

De toutes façons, pour les internautes bien connectés, le suspense sera de courte durée…

Isabelle Rogez (Wapiti)

Les tubes de la campagne présidentielle

Cette campagne présidentielle 2007 ne manque pas d’arguments … rythmés. Quelques bonnes rimes sur un bon tempo et, inconsciemment, vous voilà chantonnant un hymne à la faveur d’un des douze candidats à la campagne ! Objectif : communiquer sur le fameux programme politique du candidat… dans la joie et la bonne humeur. Rien de mieux aussi pour concentrer l’énergie et la ferveur populaire.
Le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy se présente sous un air funky avec le titre Sarko-oh-oh  :


Sarko Oh Oh !

Pour Ségolène Royal, qui défend les couleurs du Parti Socialiste, c’est : Tous avec toi :

 

Chanson Ségolène - Clip tube officiel

Du côté de l’UDF, on a misé sur une bonne dose d’originalité et de dérision grâce au surprenant Antonin Prade qui a fait craquer François Bayrou avec Mon bulletin dans ton urne :

 

K Bayrou

Les autres candidats ont aussi des “ hymnes” que l’on entend lors de leurs meetings. Ces chansons sont conçues par des sympathisants devenus, pour l’occasion, des auteurs compositeurs qui ne manquent pas d’inspiration. José Bové est gâté. Il a  inspiré le  groupe Bistek qui célèbre L’homme de la pampa :

La chanson de José Bové


Bon à ce rythme, on pourrait ressusciter le Top 50. Tenez d’ailleurs c’est fait ! Et par Le Monde, s’il vous plaît ! Le quotidien a lancé l’Électop, un résumé des meilleurs tubes du moment. Il est  réactualisé tous les mercredis.

D’autres électeurs “chanteurs” ont choisi de mettre dos à dos Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, comme Khalifa avec son reggae Ségolène et Nicolas.

Pour approfondir le programme musical de cette présidentielle, je vous invite à surfer sur ce site.

À défaut de débats politiques entre les candidats, d’exposés de leur programme, les  indécis devront-ils se consoler avec quelques airs de campagne ?

Estelle Couvercelle, Milan Presse

12/04/2007

petits mots de campagne

“Sal…, Co….. (…) J’en ai rien à f….. de tes explications ! Tu vas faire une dépêche pour t’excuser, sinon je te casse la g…..” Que de gros mots dans ces propos de Nicolas Sarkozy à l’encontre d’Azouz Begag. C’est ce dernier qui a relaté cette dispute dans un livre intitulé “un mouton dans la baignoire”, paru chez Fayard. Les deux hommes faisaient partie du même gouvernement, Sarkozy à l’intérieur, Begag à la Promotion de l’égalité des chances. Azouz Begag, ministre “issu de la société civile” et censé représenter les fils et petits-fils d’immigrés, s’était régulièrement opposé aux sorties fracassantes de Nicolas Sarkozy : le “kärcher”, le “mouton dans la baignoire” (en référence à des pratiques religieuses musulmanes, NDLR)… Prévoyant les nombreuses attaques venant de l’UMP, le parti soutenant Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Azouz Begag avait quitté le gouvernement et … disparu purement et simplement, quelques jours plus tard, au grand désespoir de son éditeur Fayard, qui comptait sur lui pour la promotion de son ouvrage. Hier, le 11 avril, Azouz Begag, dorénavant soutien de François Bayrou, a refait surface. Avec des mots toujours plus durs pour Nicolas Sarkozy. Pour l’ex-ministre, le candidat de l’UMP est un “homme dangereux”.

Clément Debeir (Les Clés de l’Actualité)

11/04/2007

Oh secours, j'ai pas choisi !

Dans 10 jours, c'est le premier tour de l'élection présidentielle. D'après une enquête (1) publiée ce week-end, je découvre que je fais partie des 18 millions d'électeurs qui n'ont pas encore choisi à qui ils allaient faire confiance pour les cinq ans à venir, les indécis. Plus de 4 électeurs sur dix seraient dans ce cas. Les raisons de ce statut sont diverses, mais je vais tenter de vous exposer en quelques mots le dilemme qui m’anime. Je voterai, ça c’est sûr, mais pour qui ? Mon cœur balance. Un “petit” candidat porte dans le débat une partie des idées et des aspirations qui me sont proches. Ce serait un vote coup de cœur, un vote libre. Un “grand” candidat dont les idées ne sont qu’en partie proche des miennes, mais qui semblerait avoir plus de chances de passer le premier tour. Ce serait un vote de raison, guidé par la stratégie, et le souvenir amer de l’élection en 2002. Il me reste donc 10 jours pour régler ce dilemme et faire mon choix. Mais quelque soit la personne élue, nous disposons d’une “seconde chance”, les élections législatives, qui permettront de redistribuer les cartes.

Marie Révillion, Les Clés de l'actualité, mre@milan.fr


(1) enquête CSA-Cisco a été réalisée sur un mois du 28 février au 29 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3 587 personnes âgées de 18 ans et plus.

Un peu de culture !

Tu aimes lire, aller au cinéma, regarder la télé, visiter des expos ou assister à des spectacles… Eh bien les candidats à la présidentielle aussi !
C’est ce que la chaîne de télévision Arte nous propose de découvrir le vendredi à 19 h 55, jusqu’au 20 avril, en invitant 6 candidats à s’exprimer sur leur politique culturelle, mais aussi sur leurs propres goûts. L’émission s’intitule « Culture : demandez le programme ! »
La chaîne a ainsi remis au cœur de la campagne un thème souvent oublié et pourtant très présent dans les 100 idées des jeunes pour le nouveau président : la culture. Les volontés des candidats sont ambitieuses, tant mieux ! Selon leur programme, chaque citoyen doit disposer d’un véritable accès à la culture, dès le plus jeune âge et quel que soit l’endroit où il vit.
Marie-George Buffet souhaite que des rencontres soient organisées entre les élèves et les créateurs. Ségolène Royal projette même d’installer des artistes en résidence dans chaque établissement scolaire du pays tandis que Nicolas Sarkozy propose que l’enseignement artistique soit aussi assuré par des artistes. Dominique Voynet et François Bayrou font de l’éducation artistique une priorité, ainsi que l’enseignement des langues régionales à l’école. Elles appartiennent aussi à notre culture.
Le programme est alléchant, espérons qu’il tiendra ses promesses...
Annabelle Noir, Mobiclic

10/04/2007

À vos marques, prêts, partez !

C’est parti ! La campagne officielle a démarré hier lundi 9 avril 2007. Qu’est-ce que ça change ?

Maintenant, les affiches des 12 candidats  seront collées sur les panneaux devant les 85 000 bureaux de vote. Sortez vos pots de colle !
En plus, on déballe aussi les réserves de papier ! Des milliers d'employés vont envoyer les bulletins de vote et les programmes des candidats aux 44 millions d’électeurs.

Et à chacun son clip ! Tous les candidats ont préparé une vidéo diffusée à la radio et à la télé sur les chaînes  publiques.  Rien de vraiment  original, à part José Bové interviewé par Karl Zéro et Olivier Besancenot qui a choisi du hip-hop en fond  musical.

En plus de ces clips, les candidats auront la parole jusqu'au 20  avril dans les émissions politiques, les débats, les infos, etc.  Mais chaque seconde sera comptée et ils auront tous le même temps à  l'antenne. C’est plus juste !

Isabelle Rogez (Wapiti)

Une affaire de programme (génétique)

On naît pédophile ou suicidaire : à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a exprimé sa croyance dans le déterminisme génétique. Selon ce principe, ce sont nos gènes qui commandent ce que nous allons devenir. Des personnes se suicideraient parce qu’elles ont un terrain favorable, une forme de fragilité qui les expose plus au suicide que les autres.
Ces déclarations ont été vivement critiquées par d’autres candidats et des scientifiques comme Axel Khan. "La vision d'un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l'agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse". a ainsi écrit ce généticien dans l’hebdomadaire Marianne. L’existence éventuelle d’un gène du suicide, de l’agressivité ou de l’homosexualité divise régulièrement les scientifiques. Beaucoup jugent cette idée très simpliste… et bien commode pour éviter les questions gênantes. Ainsi, on ne se suiciderait pas parce que la société ou le monde du travail sont parfois très durs mais parce qu’on est « programmé » par nos gènes. Au-delà, on pourrait alors étudier les gènes de chacun et savoir s’il sera « normal » ou pas. Ce serait ignorer alors toute l’importance de l’éducation, de l’expérience de la vie, du partage et des rencontres avec les autres.
Frédéric Fontaine, Les Clés de l’actualité junior

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