Numéro spécial "Les clés de l'actualité"

Le vote des petits

clemi

  • Dans le cadre de la 18e "Semaine de la presse et des médias dans l’école" organisée par le Clemi.
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Wapiti a 20 ans !

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1 avril 2007 - 7 avril 2007

06/04/2007

La Marseillaise sous toutes ses coutures !

Lamarseillaise L'hymne national de la France - la Marseillaise - est sous les projecteurs de la campagne. Certains candidats (Nicolas Sarkosy, Ségolène Royale) défendent ce chant et sont fiers de la chanter. D'autres (José Bové, Olivier Besancenot) pensent que ce chant est guerrier et qu'il n'est plus adapté à la réalité de notre pays.

La Marseillaise
est
née en 1792 sous les bannières de la Révolution française. Découvre en cliquant sur ce petit jeu différentes versions :
classique, reggae, house ou samba grâce au livre-CD La Marseillaise, distribué gratuitement, en 2002, dans toutes les écoles, les collèges et les lycées.

La rédaction de Mobiclic

Wapiti s’invite dans la campagne électorale !

« Envoie tes 3 demandes pour protéger la planète au président de la République ».

Le magazine Wapiti proposait à ses lecteurs, en janvier 2007, d’envoyer 3 voeux pour protéger la planète.

DessinenfantLes lecteurs se sont mobilisés ! Passionnés de nature, de science et d’environnement, ils ont envoyé à la rédaction de Wapiti près de 900 lettres avec plus de 2600 demandes pour protéger la planète.

Aujourd’hui, Wapiti remet aux 12 candidats à la Présidentielle la synthèse de toutes ces demandes (synthèse prochainement en téléchargement sur www.wapitimag.com).

Quand le président sera élu, Wapiti remettra toutes les demandes au nouveau président de la République.
Les lecteurs de Wapiti ont les pieds sur terre et la planète dans la peau !

Isabelle Rogez (Wapiti)

05/04/2007

Les petites fourmis des candidats

Comment convaincre les électeurs de voter pour soi ? En passant à la radio, à la télévision, en donnant des interviews dans les journaux, etc. Mais le travail se passe aussi sur le terrain et pour cela les candidats ne sont pas seuls. Derrière ces hommes et ces femmes, il y a un parti politique (UNP, UDF, PS, FN, etc) qui est composé de milliers de militantes et de militants bénévoles.

Un militant, c’est une personne qui a adhéré à un parti, qui soutient ses idées et son candidat.
La majorité expriment ce soutien en payant une somme d’argent au parti : c’est la cotisation.
D’autres retroussent leurs manches après leur travail ou le week-end. Les plus motivés prennent même des vacances pendant la campagne pour se consacrer à plein temps aux élections.

Les militants se réunissent une fois par mois, et un peu plus pendant la campagne, pour mettre au point des stratégies. Leur objectif est de rendre leur candidat le plus visible possible. Il faut qu’il soit partout.
Action !

- Distribution de tracts sur les marchés, à la sortie des métros. Pas si facile : il y a des gens qui refusent le tract et parfois le déchirent avec colère.
- Collage d’affiches sauvage la nuit sur les murs, les palissades de chantiers. Un affichage interdit mais efficace : les gens voientla tête des candidats depuis leur voiture ou depuis leur bus.
- Préparation des meetings : ces grandes réunions, où le candidat vient s’exprimer devant le public, nécessitent une grosse organisation : service d’ordre, accueil du public, animations, etc
- Animation des sites internet : la campagne chauffe sur internet. Les sites des candidats sont animés par des milliers de«  cybermilitants » qui répondent aux internautes ou animent des blogs à la gloire de leurs candidats.
- Enfin, il y a aussi les discussions autour d’une table avec des amis, des voisins  pour convaincre de voter pour son candidat.

Le mot « militant » est de la même famille que « militaire » car, aux origines, le militant se battait avec des armes pour défendre ou imposer ses idées. Aujourd’hui, le militant promeut ses idées avec des moyens non-violents. Mais cela reste un combat de tous les jours…

Les militants en chiffres*
UMP : 338 000
PS : 200 000
PC : 134 000
UDF : 35000
FN : 16 250
* chiffres fournis par les partis politiques.

Bénédicte Boucays (Mobiclic)

Plus d’électeurs

La France n’avait pas connu un tel boum depuis vingt-cinq ans : 4,23 % d’électeurs en plus cette année par rapport à 2006, soit 1,8 million. La hausse est surtout visible dans les quartiers populaires, les DOM-TOM, les départements du Sud-Est et en Île-de-France, notamment à Paris. Une élection présidentielle ne provoque en général qu’une croissance de 2 % des listes électorales.

Quatre phénomènes expliquent la hausse de ce scrutin :

  1. Le score surprise de Jean-Marie Le Pen en 2002 a montré à certains l’importance du vote.
  2. D’autres se sont laissé convaincre par les campagnes d’inscription menées par les associations nées après les émeutes urbaines de 2005.
  3. Depuis 1997, de plus en plus de jeunes de 18 ans sont inscrits automatiquement sur les listes.
  4. L’augmentation de la population dans certaines villes et dans les DOM-TOM a fait le reste.

Les jeunes vont peser  dans la balance : les 18-25 ans représentent 12 % du corps électoral, contre 9,5 % en 2006.

Anne Debroise - Les Clés de l'actualité n°705

04/04/2007

Les chauffards de la présidentielle

Pendant un mois Auto Hebdo a suivi les candidats à la présidentielle … en voiture. Cette “filature discrète”, pour reprendre les termes du journal spécialisé, a révélé de dangereuses habitudes de conduite parmi des candidats à la présidentielle. Quand il s’agit d’appuyer sur le champignon pour courir d’un meeting à l’autre, les candidats à la présidentielle ne lésinent pas, se rendant ainsi coupables d’infractions au code de la route. Telle est la conclusion que l’on peut tirer de l’enquête d’Auto Hebdo, qui paraît ce mercredi 4 avril.
La palme de l’excès de vitesse revient à Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP a été surpris en voiture à 130 km/h dans une zone limitée à 70 km/h, soit un dépassement de la limite de vitesse autorisée de 60 km/h, s’il vous plaît !
Nicolas Sarkozy est suivi de près par Jean-Marie Le Pen. Le leader frontiste, qui s’est prononcé pour un relèvement de la limitation de vitesse sur autoroute, a été chronométré à 185 km/h dans un zone limitée à 130 km/h.
En troisième position dans le palmarès des fous du volant, on trouve François Bayrou. Le chef de file de l’UDF a circulé à 120 km/h au lieu des 70 km/h autorisés.
Ségolène Royal, la candidate du PS, arrive en quatrième place en roulant à 158 km/h au lieu de 110 km/h. Les chauffards ont échappé à la vigilance des gendarmes et des radars automatiques.
Les candidats à la magistrature suprême n’ont pas eu à déplorer la suppression de point sur leur permis de conduire. Pour l’heure, seuls les points dans les sondages d’opinion semblent compter à leurs yeux …

Estelle Couvercelle (Milan Presse)

Débats entre humains

Cela semble sûr maintenant : à 18 jours du premier tour de l’élection présidentielle, il n’y aura pas de débat télévisé entre les candidats. François Bayrou a proposé de se confronter à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen sur Internet, mais Nicolas Sarkozy a refusé. Il ne voit pas pourquoi il débattrait avec ces trois candidats plutôt qu’avec les huit autres.
Déjà, le 7 février, des journalistes de France Télévisions avaient lancé un appel pour qu’il y ait davantage de confrontations entre les candidats sur leurs projets de société. Les émissions politiques à la télé sont très centrées sur les questions de Français comme vous et moi, au détriment des joutes oratoires. Pourtant, c’est quand hommes et femmes politiques débattent que l’on peut voir les différences entre ce qu’ils proposent. Et puis, la politique est plus vivante quand il y a discussion et contestation en temps réel. Un peu comme dans la vraie vie, le bon vieux débat autour de la table de la cuisine en famille, plutôt que des petites phrases assassines lancées à la presse et destinées à qui voudra bien les entendre.
Récemment sortait en DVD un documentaire analysant les mimiques des hommes et femmes politiques (Coupez le son !). Cela peut sembler ennuyeux comme ça, mais certaines scènes étaient croustillantes. Par exemple, François Mitterrand répondant, avec toute son ironie, “Vous avez tout à fait raison M. le Premier ministre” à un Chirac qui lui demandait de l’appeler Jacques Chirac. Par moments, ces archives frisaient l'émission Vidéo Gag. Eh oui, les candidats sont des humains, avec leurs mimiques proches de celles des singes, leurs défauts, leurs gaffes… Alors, vivement le second tour et le traditionnel débat télévisé pour que les deux principaux candidats nous fassent – enfin – rire.

Les archives de débats télévisés sont visibles sur le site de l'INA.
Amélie Castan - Les clés de l'actualité

03/04/2007

Écologie : des candidats sous surveillance

Sur les 12 candidats à la présidentielle, 5 ont signé le Pacte écologique de
Nicolas Hulot.  À 3 semaines du premier tour de l’élection, l’écologiste le
plus populaire de France leur a rappelé leurs engagements en faveur de la
planète.

Son Pacte prévoit, entre autres, la nomination d’un super ministre de
l’écologie. Interrogé sur ce point dimanche matin sur France Inter, Nicolas
Hulot a déclaré qu’il ne souhaitait pas occuper ce poste : « je serai plus
utile à l’extérieur qu’à l’intérieur du gouvernement ! » .  Il pourra parler
plus librement et, une fois le gouvernement installé, il envisage de créer
un « observatoire » pour suivre les actions prises en matière d’écologie.

Quel que soit le nom du prochain président, cette campagne est la première à
parler autant d’écologie. C’est déjà une bonne nouvelle ! Est-ce suffisant ?
Les enfants, eux, ne sont ni de droite, ni de gauche, ni du centre, mais
tout ce qui peut être fait aujourd’hui en faveur de la planète, c’est autant
de gagné pour eux demain !

Isabelle Rogez
Wapiti

02/04/2007

De la neutralité des journalistes…

Difficile de rester neutre et objectif quant il s’agit de transmettre l’actualité…
Je dois écrire un billet d’humeur mais il faut rester neutre !
Les journalistes sont-ils neutres ? Pas forcément…
Déjà, dans certains magazines, ils ont le droit et même le devoir d’afficher leurs convictions. Mais dans d’autres médias, non… Sinon, gare aux sanctions… Et là, c’est pire qu’à l’école.
Ainsi, Alain Duhamel a été suspendu par France Télévisions et la radio RTL pour son soutien à François Bayrou. Le célèbre chroniqueur politique avait confié qu'il voterait pour le président de l'UDF à la présidentielle.
A-t-il confié cela à l’antenne ? Non ! Il en a parlé en novembre dernier lors d'une conférence organisée par les jeunes de l'UDF à l’école Sciences-Po. La vidéo de cette conférence a été diffusée début février sur Internet.
Résultat : Alain Duhamel « n'interviendra plus sur les antennes de France Télévisions jusqu'à la fin de la campagne électorale », en raison de sa prise de position publique « en faveur de la candidature de François Bayrou », a annoncé France Télévisions, le 15 février, dans un communiqué.
Une décision prise au nom des « principes d'indépendance et de neutralité ».
Donc un journaliste politique n’a pas le droit de parler de ses convictions personnelles lors d’une simple conférence s’il travaille pour une chaîne publique…
L’ennui avec la neutralité c’est qu’elle est difficile à définir.
Quand on regarde la définition du petit Robert, la neutralité prend plusieurs formes… On parle d’impartialité, d’objectivité, on parle aussi de non-engagement…
Mais choisir tel ou tel angle sur un sujet, n’est-ce pas déjà là une forme de partialité ? Et un dessin d’humour grinçant sur tel ou tel candidat, n’est-ce pas aussi une forme d’engagement voilé ?
La neutralité est difficile dans le journalisme… Particulièrement au moment des élections !
Stéphanie Saunier (magazines Julie et Manon)

Machines à voter

C’est une première en France : lors de l’élection présidentielle 2007, des électeurs devront utiliser des ordinateurs de vote. Mais les machines ne sont pas infaillibles…

Les scrutins français de 2007 s’apprêtent à être marqués par une véritable révolution technologique. Adieu isoloir, enveloppe et bulletin papier. Le 22 avril, un à deux millions de Français ne trouveront dans leur bureau de vote ni bulletins ni enveloppes. Pour exprimer leur voix, ils presseront deux touches : la première pour choisir un candidat, la seconde pour confirmer leur choix.

Quelque 1200 machines équipent déjà plus de 800 bureaux de vote, un peu partout en France. Le dépouillement des bulletins de vote sera automatique, et les résultats du scrutin seront obtenus sans délai, dès la fin du vote. Le problème : c’est que ces machines à voter sont loin d’être infaillibles. Déjà, comme à Caen, la résistance s’organise. Des électeurs, par peur de la fraude, demandent à ce qu’on leur redonne des bulletins de vote papier.

Isabelle Bonnet-Desprez (Les Clés de l'actualité junior)

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