Numéro spécial "Les clés de l'actualité"

Le vote des petits

clemi

  • Dans le cadre de la 18e "Semaine de la presse et des médias dans l’école" organisée par le Clemi.
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Wapiti a 20 ans !

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25 mars 2007 - 31 mars 2007

30/03/2007

Schivardi recalé !

Gérard Schivardi, le candidat soutenu par le Parti des travailleurs, doit revoir sa copie. La commission de contrôle de la campagne présidentielle a refusé l’affiche et les documents de sa campagne électorale.

Cette affiche présentait « Gérard Schivardi : le candidat des maires de France » comme s’il avait reçu le soutien de tous les maires, de toutes les villes de France. Ce qui n’est pas le cas. Cela aurait pu influencer les électeurs.

Il présentera une autre affiche à la commission mercredi 4 avril. Au travail !

Isabelle Rogez (Wapiti)

Le casse-tête des élections

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou… tu as peut-être l'impression qu'on ne parle que d'eux dans les médias. Et pourtant, depuis que les 12 candidats sont officiellement déclarés, chacun doit avoir le même temps de parole. Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) veille. Concrètement, ça veut dire quoi ? Que les journalistes radio et télé ne peuvent pas donner plus d'importance à l'un ou à l'autre des candidats. En tous cas, dès qu'eux ou qu'un de leurs représentants s'expriment. Mais c'est valable aussi pour une personne interrogée dans la rue qui affirme soutenir tel ou tel candidat ! Le casse-tête commence…

Deuxième obligation: pendant le temps d'antenne (reportages, émissions où les candidats sont invités, reprise de leurs propos…), radio et télé doivent être équitables envers tous les candidats. Et là, c'est plutôt la "popularité" du candidat qui joue. S'il représente un parti qui a de nombreux votes lors d'une élection précédente par exemple, il a droit à plus de reportages ! Le casse-tête continue…

Ensuite, les journalistes doivent rester objectifs, ne pas déformer les propos des candidats, ni faire de montages d'images qui pourrait dénaturer leurs propos.

Au final, radio et télé font, chaque semaine une gymnastique très compliquée pour respecter ces règles. Et chaque semaine, ils rendent leurs "copies" au CSA. Tu peux d'ailleurs regarder les résultats, si ça t'amuse. Et si radio et télé ont été mauvais élèves ? Ils doivent réajuster la semaine suivante !

Conclusion : le temps des élections, mieux vaut être un journaliste de presse écrite ou du web… ça évite les casse-tête !

Séverine Clochard /Julie

29/03/2007

J.-M. Le Pen en meeting : reportage

Jean-Marie Le Pen, candidat à la présidentielle pour le Front National (extrême-droite) a tenu un meeting à Toulouse, dimanche 25 mars. Première particularité, le rassemblement est payant (2 euros). Plusieurs centaines de sympathisants de tout âge se rendent au palais des congrès, escortés par des dizaines de policiers. Car ce meeting est placé sous haute protection : le quartier est sécurisé depuis la fin de la matinée. Plus d’une centaine de CRS (compagnies républicaines de sécurité), de gendarmes mobiles (spécialisées dans les situations d’émeutes), de policiers de la BAC (brigades anti-criminalité) et de fonctionnaires des RG (renseignements généraux) sont mobilisés.
Meeting_le_pen5

Maintenus à quelques centaines de mètres du lieu du meeting, environ 350 manifestants scandent des slogans anti-Front National. Certains portent des cagoules pour cacher leur visage. Protégés derrière du matériel anti-émeutes, les CRS reçoivent quelques poireaux (il y a un marché fruits et légumes tous les matins sur les boulevards). Juste avant le début du meeting, deux personnes portant chacune un drapeau français traversent la foule en provoquant les manifestants aux cris de “Vive Jean-Marie Le Pen”, “Vive la France”.

Jean-Marie Le Pen se rend en salle de presse avant de commencer son discours devant les 1500 à 2000 personnes venues l’écouter. Une vingtaine de journalistes (télés, radios, presse écrite et photographes) sont présents pour l’interviewer. Il réagit aux dernières déclarations de ses concurrents à l’élection présidentielle, notamment celles de Ségolène Royal appelant les Français à accrocher le drapeau français à la fenêtre pour la fête nationale du 14 juillet. Le candidat d’extrême droite appelle alors les Français à “préférer l’original [lui, NDLR] à la copie [les autres candidats, NDLR]”.
Meeting_le_pen7

Dehors, les manifestants qui attendent la sortie des sympathisants du Front National s’échauffent et les canettes de bière et les pierres commencent à voler vers les forces de l’ordre, qui répliquent en envoyant du gaz lacrymogène (gaz qui pique les yeux et la gorge, NDLR) et en chargeant. S’en suivront près de deux heures d’émeutes dans le centre-ville toulousain. Des casseurs mettent le feu à des poubelles et à des containers à verre. Des barricades construites avec des barrières métalliques, des poubelles et des sacs de sable sont érigées à plusieurs reprises sur le boulevard principal. Meeting_le_pen10

Les altercations prennent fin sur la place du Capitole [l’emplacement de la mairie de Toulouse, NDLR] devant des promeneurs interloqués. En tout, les policiers, CRS et gendarmes ont arrêté 12 personnes. Sept d’entre-elles ont été jugées en comparution immédiate le mercredi 28 mars. Certaines de ces interpellations ont été violentes, les policiers traînant certains jeunes par terre ou les maintenant à terre en appuyant leurs genoux sur leur visage. Mais la violence aura été bien présente des deux côtés, les manifestants ayant été rejoints par des casseurs ayant comme seule volonté, celle d’affronter les forces de police.

Reportage texte et photos de Clément Debeir -  Les Clés de l’actualité

J.-M. Le Pen en meeting : reportage

Jean-Marie Le Pen, candidat à la présidentielle pour le Front National (extrême-droite) a tenu un meeting à Toulouse, dimanche 25 mars. Première particularité, le rassemblement est payant (2 euros). Plusieurs centaines de sympathisants de tout âge se rendent au palais des congrès, escortés par des dizaines de policiers. Car ce meeting est placé sous haute protection : le quartier est sécurisé depuis la fin de la matinée. Plus d’une centaine de CRS (compagnies républicaines de sécurité), de gendarmes mobiles (spécialisées dans les situations d’émeutes), de policiers de la BAC (brigades anti-criminalité) et de fonctionnaires des RG (renseignements généraux) sont mobilisés.
Meeting_le_pen5

Maintenus à quelques centaines de mètres du lieu du meeting, environ 350 manifestants scandent des slogans anti-Front National. Certains portent des cagoules pour cacher leur visage. Protégés derrière du matériel anti-émeutes, les CRS reçoivent quelques poireaux (il y a un marché fruits et légumes tous les matins sur les boulevards). Juste avant le début du meeting, deux personnes portant chacune un drapeau français traversent la foule en provoquant les manifestants aux cris de “Vive Jean-Marie Le Pen”, “Vive la France”.

Jean-Marie Le Pen se rend en salle de presse avant de commencer son discours devant les 1500 à 2000 personnes venues l’écouter. Une vingtaine de journalistes (télés, radios, presse écrite et photographes) sont présents pour l’interviewer. Il réagit aux dernières déclarations de ses concurrents à l’élection présidentielle, notamment celles de Ségolène Royal appelant les Français à accrocher le drapeau français à la fenêtre pour la fête nationale du 14 juillet. Le candidat d’extrême droite appelle alors les Français à “préférer l’original [lui, NDLR] à la copie [les autres candidats, NDLR]”.
Meeting_le_pen7

Dehors, les manifestants qui attendent la sortie des sympathisants du Front National s’échauffent et les canettes de bière et les pierres commencent à voler vers les forces de l’ordre, qui répliquent en envoyant du gaz lacrymogène (gaz qui pique les yeux et la gorge, NDLR) et en chargeant. S’en suivront près de deux heures d’émeutes dans le centre-ville toulousain. Des casseurs mettent le feu à des poubelles et à des containers à verre. Des barricades construites avec des barrières métalliques, des poubelles et des sacs de sable sont érigées à plusieurs reprises sur le boulevard principal. Meeting_le_pen10

Les altercations prennent fin sur la place du Capitole [l’emplacement de la mairie de Toulouse, NDLR] devant des promeneurs interloqués. En tout, les policiers, CRS et gendarmes ont arrêté 12 personnes. Sept d’entre-elles ont été jugées en comparution immédiate le mercredi 28 mars. Certaines de ces interpellations ont été violentes, les policiers traînant certains jeunes par terre ou les maintenant à terre en appuyant leurs genoux sur leur visage. Mais la violence aura été bien présente des deux côtés, les manifestants ayant été rejoints par des casseurs ayant comme seule volonté, celle d’affronter les forces de police.

Reportage texte et photos de Clément Debeir -  Les Clés de l’actualité

28/03/2007

Tensions et intentions

Mardi 28 mars au soir, le contrôle d’un voyageur sans billet Gare du Nord à Paris a viré à l’émeute. Des voyageurs se sont interposés et se sont affrontés à la police ; du matériel a été dégradé. Bilan : 13 personnes arrêtées et la question de la sécurité et de la relation entre les Français et leur police à la Une de l’actualité politique.
Chaque candidat a commenté l’événement.
Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP qui a quitté son poste de ministre de l’Intérieur la veille a estimé que la police avait “fait son travail” et que “pendant des années on a laissé faire n'importe quoi”.
Justement, ont rétorqué les autres candidats : “Ce qui est choquant, c'est qu'on prétende qu'on a réglé les problèmes alors que les problèmes s'aggravent tous les jours”, lui a ainsi répliqué François Bayrou (UDF), Marie George Buffet, (PCF) accusant Nicolas Sarkozy d’avoir, en tant que ministre de l’intérieur, “semé depuis plusieurs années les graines d'une situation explosive”.
Ségolène Royale, la candidate du PS a commenté : “En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, c’est l’échec sur toute la ligne. […] Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles”, a-t-elle ajouté avant de conclure : “Ce n'est pas la République”. “Je pense que la société a tourné, en quelque sorte, du côté des malfrats”, a quant a lui commenté Philippe de Villiers (MPF).
Pendant ce temps, un malaise grandit. Les policiers s’estiment de plus en plus victimes d’agression et de nombreux citoyens se sentent aggressés par police…
Caroline Carissoni –Policegdn 

27/03/2007

Pacte Hulot : vite signé, vite oublié

Engagé depuis longtemps dans la lutte pour la protection de la nature, Nicolas Hulot avait lancé, il y a quelques mois, son Pacte écologique. L’animateur télé voulait que les candidats placent l’écologie au centre de leur programme. Alors, comme près d’un demi-million de Français, la plupart des candidats à l’élection présidentielle ont signé son Pacte écologique. Et Nicolas Hulot a choisi de ne pas être lui-même candidat et « de faire confiance à la parole et à l’engagement des autres candidats ».

Quand Nicolat Hulot était candidat, l’écologie était au centre des débats. Tous les candidats s’affichaient avec l’animateur (il faut dire que c’est l’un des Français les plus populaires) et annonçaient leurs idées pour protéger la planète. Mais depuis que Nicolas Hulot n’est plus candidat, plus rien, ou presque. L’écologie est absente des discussions. Le militant écologiste ne cache d’ailleurs pas sa colère : « on s’approche du premier tour, et on voit bien que l’environnement n’est pas leur priorité ! » Alors, Nicolas Hulot a-t-il eu raison de faire confiance aux autres candidats ? L’histoire le dira…



Isabelle Bonnet-Desprez (Les Clés de l'actualité junior)


Nouveau départ…

Ça y est, Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions de ministre de l'Intérieur. Il est maintenant candidat à temps plein et va se consacrer entièrement à sa campagne électorale.

« Déjà ! » diront certains, « Pas trop tôt ! » penseront d’autres…

L’agenda d’un candidat à la présidentielle est très chargé : des voyages partout en France, des meetings, des interviews dans les médias…  Maintenant, il sera plus disponible et pourra parler plus librement. Mais ce n’est pas la seule raison de son départ. En tant que ministre de l’Intérieur, il aurait pu avoir accès à des documents ou à des moyens que les autres  candidats n'auraient pas eus.

Du coup, il y a eu un « mini remaniement ministériel » : 2 ministres ont démissionné, Nicolas Sarkozy et son porte-parole de  campagne Xavier Bertrand. Ils sont remplacés par François Baroin qui devient ministre de l’Intérieur et Philippe Bas, nouveau ministre de la Santé.

Isabelle Rogez (Wapiti)

25/03/2007

Le drapeau au balcon ?

Plusieurs candidats à l'élection présidentielle rappellent l'importance des symboles de la République. De quoi s'agit -il ? De choses que l'on indentifie immédiatement comme représentant la République. Par exemple "La Marseillaise", le buste de Marianne ou le drapeau tricolore... Tu le sais sans doute car tu devrais apprendre l'hymne national à l'école, peut-être le chantes-tu lors de certaines cérémonies devant le Monument aux morts (un autre symbole de la République d'ailleurs car il rend hommage aux soldats morts lors des guerres où la France était engagée)... Mais toi, que penses-tu d'accrocher un drapeau français (comme sur cette photo) au balcon ou à la fenêtre de ta maison lors de la Fête nationale (un autre symbole !) le 14 juillet ? (Photo D.R.)

Isabelle Deluze (Milan Presse)Draporue2

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