Numéro spécial "Les clés de l'actualité"

Le vote des petits

clemi

  • Dans le cadre de la 18e "Semaine de la presse et des médias dans l’école" organisée par le Clemi.
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Wapiti a 20 ans !

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4 mars 2007 - 10 mars 2007

09/03/2007

Programme pour la planète : peut mieux faire !

Nicolas Hulot a interrogé hier soir sur France 2  Nicolas Sarkozy sur son programme pour l’écologie et il fera de même avec Ségolène Royal jeudi prochain. Rien de neuf pour la planète !
Pourtant, les 3 principaux candidats, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot.  Récemment, des associations de défense de l’environnement ont noté leurs programmes pour l’écologie : Nicolas Sarkozy a obtenu la note de 8,5/20, François Bayrou 9/20, Ségolène Royal 13/20.

Planetwapiti Pour que le Pacte écologique reste au cœur de la campagne des présidentielles, Nicolas Hulot organise un grand rassemblement le 1er avril.

Isabelle Rogez / Wapiti

07/03/2007

Ségolène et Angela

Vous avez vu les images ? Ségolène Royal et Angela Merkel souriantes face aux caméras venues filmer la rencontre entre la candidate française et la dirigeante du gouvernement allemand ? Evidemment, on se dit que c’est un peu bébête d’imaginer que parce que des femmes prennent le pouvoir, tout pourrait changer en mieux, même si c’est aujourd’hui la Journée internationale des femmes. N’empêche, Ségolène Royal a marqué un point avec cette rencontre. Imaginez, madame France et madame Allemagne, deux femmes à la tête des deux grandes puissances européennes, ça marque les esprits.

Il faudrait demander aux Allemands : qu’est-ce que ça leur fait d’avoir une femme à la tête de leur pays ? Ils nous répondraient probablement que nous avons déjà connu cette expérience avec Edith Cresson et que les Anglais ont été dirigés par Margaret Tatcher durant près de 10 ans. Et alors ? Alors, pas grand chose finalement. Edith Cresson a été éjectée du poste de 1er ministre en moins d’un an. Et Margaret Tatcher a bien mérité son surnom de « dame de fer » pour sa détermination et son absence totale de compassion. N’empêche, on se dit que peut-être…

Frédéric Fontaine (Les clés de l’actualité junior)
Angelasegolene

Ni fou, ni idiote !

Cela te dit sûrement quelque chose, non ?
« Mais ça va pas, pas Nicolas, il est fou ! »
Ou alors :
«  Non, pas Ségolène, elle n’a rien dans la tête ? »
Des phrases comme celle-ci, il y en a pour chacun des futurs candidats. Elles ont pour premier effet de faire rire, mais elles cachent surtout une grande méconnaissance des candidats et de leur programme. Pourquoi ? Parce qu’un candidat, avant d’arriver à ce stade politique, passe par un parcours semé d’embûches. Pour y arriver, il doit réfléchir et mettre en place une stratégie et des propositions avec toute son équipe.

Réduire les candidats à des propos d’ordre affectif – fous, petits, grands, bêtes ou tordus – est dommage, voire dangereux, car cela évite de parler des idées.
Et la politique c’est avant tout des idées, des perspectives, des propositions. C’est donc le moment de se pencher les programmes de chacun des candidats. Ils ne sont ni fous ni idiots, ils sont des forces de propositions. Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Arlette Laguiller, Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen représente chacun un parti politique et ce que l’on appelle des courants d’idées. Ce sont ces propositions qu’il faut critiquer ou apprécier et non le caractère ou le physique supposé de nos futurs candidats à l’élection présidentielle. Place aux idées !

Bénédicte Boucays/Mobiclic, le magazine multimédia pour les 7/13 ans

Pour connaître les grandes idées de chaque partis, clique ici.

Plok président

Episode 1

Les oubliés de la campagne

Sourds et malentendants votent… Les chaînes de télévision l’auraient-elles oublié ? On dirait. Seules deux émissions de débats politiques sont actuellement sous-titrées pour les personnes qui ont des problèmes d’audition. Et encore, elles n’ont pas lieu toutes les semaines. Du coup, 5 à 6 millions de Français seraient privés de débat politique à la télévision. Même quand ils arrivent à lire sur les lèvres, ils ne peuvent pas suivre des émissions où la caméra bouge tout le temps. D’après le porte-parole d’une association de malentendants*, certaines personnes seraient prêtes à voter pour Jean-Marie Le Pen parce qu’il articule bien. Comme si ces électeurs pouvaient choisir un président uniquement pour cette raison, sans tenir compte de ses idées... Quoiqu'il en soit, s’il vous plaît, hommes et femmes politiques, chaînes de télévision, faites des efforts pour que les malentendants aient accès aux mêmes informations que que tout le monde. C'est ça, l'égalité, non ?

* L’Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs.

Amélie Castan, Les clés de l’actualité

Les candidats en visite à la ferme…

Le salon de l’agriculture se tient à Paris jusqu’au dimanche 11 mars. Près de 4 000 animaux sont présentés, on l’appelle souvent « la plus grande ferme de France ».

Tous les candidats à la présidentielle vont le visiter car ils ont l’occasion d’y parler de leur programme pour l’agriculture de notre pays et de serrer beaucoup de mains. Autant de personnes qui voteront pour eux, peut-être…

Les animaux, eux, ne voteront pas ! Sinon, que souhaiteraient-ils ? Avant tout, le respect des conventions européennes sur la protection des animaux en élevage, sur le transport des animaux ou encore sur la protection des animaux de compagnie…  Le but, c’est d’éviter toute souffrance animale inutile, ça paraît si simple !

Isabelle ROGEZ - Wapiti

06/03/2007

Un « meeting », c’est comme un concert de rock

Meeting vient de l’anglais to meet qui signifie rencontrer. Eh bien, un meeting c’est la rencontre entre un candidat et les Français… en vrai ! Ou plutôt des rencontres. Chaque candidat réalise un parcours du combattant durant les trois mois de la campagne présidentielle. Chaque soir, il va dans une nouvelle ville  pour parler à ses fans et aux autres électeurs. C’est un show de deux heures devant des centaines ou des milliers de personnes, tout dépend de la popularité du candidat et de la taille de la ville. Hier soir, lundi 5 mars, c’était François Bayrou, le candidat UDF, à Toulouse (Haute-Garonne). Je te raconte !

La salle
C’est le Parc des Expositions : une énorme salle en béton, froide, où d’habitude ont lieu les salons et les foires. Cinq mille personnes sont venues des quatre coins de Midi-Pyrénées, mais aussi des régions voisines. Il y a des vieux, des jeunes, des blacks, des beurs, des personnes handicapées… C’est très mélangé, comme un concert de Johnny Hallyday. Il y a les super fans de la star qui sifflent pour l’appeler ou qui crient “François Président !”. Il y a aussi de simples curieux qui, eux, sont beaucoup plus calmes.

La grande scène
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Elle mesure cinquante mètres de long avec, derrière, une grande tenture orange où est écrit le slogan du candidat : “La France de toutes ses forces”. Un petit pupitre avec deux micros, c’est là que va parler le candidat. Dans la salle, une vraie régie son de concert réglera le volume de sa voix selon qu’il faut réveiller ou calmer la foule. Sur l’estrade : quelques proches du candidat et des jeunes. Il faut toujours des jeunes qui font “tapisserie” pour montrer… la jeunesse, l’énergie.

Langue des signes
Sur le côté, une petite estrade accueille les traducteurs de langues des signes. Ils sont trois à se relayer pour traduire en temps réel ce que va dire le candidat pour les malentendants. Un vrai sport !
Les photographes et les cameramen ont le meilleur point de vue : face à la scène et en hauteur. Il faut toujours choyer la presse.

L’attente
Comme tout concert, il faut attendre la star. Alors on patiente avec une fanfare. Puis, la sono passe aussi la chanson “T’auras mon vote Bayrou”, c’est le tube R&B détourné de K-maro, "Femme like U". Des jeunes se moquent : “C’est trop nul !”
Si tu veux voir le clip :

Et comme la star se fait encore attendre, le chauffeur de salle entre en scène. Il est censé raconter des blagues, faire chanter la foule pour que celle-ci soit surexcitée quand le candidat va entrer sur scène. Mais là, c’est un jeune à lunettes très sage. Il a beaucoup de mal à se faire entendre. Raté.

L’arrivée du candidat
Une heure d’attente, c’est long ! Enfin, une sorte de techno hispanisante hurle dans la salle et annonce l’entrée de la star. Le candidat fend la foule. Les gens l’appellent, veulent le toucher, hurlent. Il a le sourire scotché et il est maquillé. Rien n’est laissé au hasard.

Le discours
Le candidat va parler deux heures durant, un discours très sérieux. Pourtant, les gens écoutent debout, sans broncher. Là, ce n’est plus le concert, mais plutôt la messe. Il s’adresse à tout le monde : aux jeunes (toujours), aux chômeurs, aux chef d’entreprises, aux artistes, aux pauvres… Et il n’oublie pas de critiquer ses adversaires.
Comme tous les candidats, il module sa voix. Il commence une phrase doucement et termine en haussant le ton et en accélérant pour indiquer à son public que là, il faut applaudir. Et ça marche ! Il parle naturellement, sans lire. C’est un peu comme une récitation que l’on connaît par cœur car, à chaque meeting, il dit toujours un peu la même chose. Mais il a une antisèche posée sur le pupitre, au cas où…

La fin

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La fin du show est impressionnante. Les fans se précipitent au bord de la scène. Les gardes du corps sont un peu paniqués. François Bayrou fait des bises, sert des mains. Et il s’en va par derrière en courant, et protégé par les malabars, car la foule des fans est trop pressante. C’est fini !

Finalement un meeting, c’est comme un concert de rock, mais un concert très, très sérieux !

Dimitri Galitzine/Mobiclic 

Les crédits du blog présidentielle 2007

Le "Chien Patate" que vous retrouverez dans toutes les pages du site est l'oeuvre de Matyo.

Merci aux rédacteurs des rédaction de Milan Presse
Isabelle Deluze, Caroline Carissoni (les clés de l'actualité), Dimitri Galitzine (Mobiclic), Isabelle Rogez (Wapiti), Frédéric Fontaine (les clés de l'actualité junior) et Stéphanie Saunier (Julie).
 ainsi qu'à Michel Grandaty et au Café pédagogique pour leurs fiches pédagogiques.

05/03/2007

SOS je suis perdu(e)

Bienvenue à la campagne ! Pas celle avec les prés et les vaches, mais celle avec les candidats présidents et les vacheries : la campagne électorale. Pas facile de comprendre ce qui se passe, entre les meetings, les déclarations de chacun et de chacune, les sondages… Franchement, parfois, on a un peu l'impression d’assister à un “cirque médiatique”, où tout est répété, amplifié, déformé. Et puis, comprendre un discours politique demande des connaissances sur des sujets très variés, comme le travail, les salaires, l’économie, l’immigration, l’écologie… Bref, par moments, il y a vraiment de quoi se sentir découragé ! Ce n’est pas facile de se forger une opinion sur ce que disent les candidats. Pas facile, mais… possible ! Tu veux aider tes parents à s’intéresser davantage à la campagne ? Propose-leur de t’expliquer tout ce que tu as du mal à comprendre : quelles sont les différences entre les propositions des candidats, pourquoi certains sujets sont particulièrement importants… Ainsi, tu suivras mieux ce qui se passe… et tes parents aussi !
Mélissa Conté/Julie

L’obsession des sondages

Nicolas Sarkozy gagnerait l’élection présidentielle en remportant 54% des votes lors du 2d tour contre 46% des votes pour Ségolène Royal selon le dernier sondage réalisé par la Sofres pour le journal Le Figaro, la radio RTL et la chaîne LCI. Cette enquête a été réalisée en téléphonant à 1000 Français. C’est ce que l’on appelle un échantillon : ces 1000 Français sont supposés représenter l’ensemble des électeurs français. Ainsi, si la population française compte 52% de femmes et 23% de personnes âgées de plus de 60 ans, l’échantillon doit lui aussi comporter la même proportion de femmes et de personnes de plus de 60 ans.

Cette méthode semble donc sérieuse. Pourtant, les sondages se trompent régulièrement. Leurs résultats sont souvent différents des résultats des élections. Pourquoi ? En fait, les Français changent souvent d’avis sur leurs intentions de vote. Beaucoup ne se décideront que quelques heures avant de voter.

Les candidats prétendent ne pas tenir compte des sondages… surtout quand ils sont mauvais pour eux. En réalité, ils les observent avec un grand intérêt, calquant même une partie de leur programme sur ces enquêtes. Pas question ainsi d’imposer une mesure si elle est rejetée par une majorité de Français dans les sondages. Reste à savoir si c’est parce qu’elle est rejetée qu’une mesure est forcément mauvaise…

Frédéric Fontaine (Les Clés de l’actualité junior)
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