De la neutralité des journalistes…
Difficile de rester neutre et objectif quant il s’agit de transmettre l’actualité…
Je dois écrire un billet d’humeur mais il faut rester neutre !
Les journalistes sont-ils neutres ? Pas forcément…
Déjà, dans certains magazines, ils ont le droit et même le devoir d’afficher leurs convictions. Mais dans d’autres médias, non… Sinon, gare aux sanctions… Et là, c’est pire qu’à l’école.
Ainsi, Alain Duhamel a été suspendu par France Télévisions et la radio RTL pour son soutien à François Bayrou. Le célèbre chroniqueur politique avait confié qu'il voterait pour le président de l'UDF à la présidentielle.
A-t-il confié cela à l’antenne ? Non ! Il en a parlé en novembre dernier lors d'une conférence organisée par les jeunes de l'UDF à l’école Sciences-Po. La vidéo de cette conférence a été diffusée début février sur Internet.
Résultat : Alain Duhamel « n'interviendra plus sur les antennes de France Télévisions jusqu'à la fin de la campagne électorale », en raison de sa prise de position publique « en faveur de la candidature de François Bayrou », a annoncé France Télévisions, le 15 février, dans un communiqué.
Une décision prise au nom des « principes d'indépendance et de neutralité ».
Donc un journaliste politique n’a pas le droit de parler de ses convictions personnelles lors d’une simple conférence s’il travaille pour une chaîne publique…
L’ennui avec la neutralité c’est qu’elle est difficile à définir.
Quand on regarde la définition du petit Robert, la neutralité prend plusieurs formes… On parle d’impartialité, d’objectivité, on parle aussi de non-engagement…
Mais choisir tel ou tel angle sur un sujet, n’est-ce pas déjà là une forme de partialité ? Et un dessin d’humour grinçant sur tel ou tel candidat, n’est-ce pas aussi une forme d’engagement voilé ?
La neutralité est difficile dans le journalisme… Particulièrement au moment des élections !
Stéphanie Saunier (magazines Julie et Manon)















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