Tensions et intentions
Mardi 28 mars au soir, le contrôle d’un voyageur sans billet Gare du Nord à Paris a viré à l’émeute. Des voyageurs se sont interposés et se sont affrontés à la police ; du matériel a été dégradé. Bilan : 13 personnes arrêtées et la question de la sécurité et de la relation entre les Français et leur police à la Une de l’actualité politique.
Chaque candidat a commenté l’événement.
Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP qui a quitté son poste de ministre de l’Intérieur la veille a estimé que la police avait “fait son travail” et que “pendant des années on a laissé faire n'importe quoi”.
Justement, ont rétorqué les autres candidats : “Ce qui est choquant, c'est qu'on prétende qu'on a réglé les problèmes alors que les problèmes s'aggravent tous les jours”, lui a ainsi répliqué François Bayrou (UDF), Marie George Buffet, (PCF) accusant Nicolas Sarkozy d’avoir, en tant que ministre de l’intérieur, “semé depuis plusieurs années les graines d'une situation explosive”.
Ségolène Royale, la candidate du PS a commenté : “En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, c’est l’échec sur toute la ligne. […] Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles”, a-t-elle ajouté avant de conclure : “Ce n'est pas la République”. “Je pense que la société a tourné, en quelque sorte, du côté des malfrats”, a quant a lui commenté Philippe de Villiers (MPF).
Pendant ce temps, un malaise grandit. Les policiers s’estiment de plus en plus victimes d’agression et de nombreux citoyens se sentent aggressés par police…
Caroline Carissoni –















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