Le casse-tête des élections
Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou… tu as peut-être l'impression qu'on ne parle que d'eux dans les médias. Et pourtant, depuis que les 12 candidats sont officiellement déclarés, chacun doit avoir le même temps de parole. Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) veille. Concrètement, ça veut dire quoi ? Que les journalistes radio et télé ne peuvent pas donner plus d'importance à l'un ou à l'autre des candidats. En tous cas, dès qu'eux ou qu'un de leurs représentants s'expriment. Mais c'est valable aussi pour une personne interrogée dans la rue qui affirme soutenir tel ou tel candidat ! Le casse-tête commence…
Deuxième obligation: pendant le temps d'antenne (reportages, émissions où les candidats sont invités, reprise de leurs propos…), radio et télé doivent être équitables envers tous les candidats. Et là, c'est plutôt la "popularité" du candidat qui joue. S'il représente un parti qui a de nombreux votes lors d'une élection précédente par exemple, il a droit à plus de reportages ! Le casse-tête continue…
Ensuite, les journalistes doivent rester objectifs, ne pas déformer les propos des candidats, ni faire de montages d'images qui pourrait dénaturer leurs propos.
Au final, radio et télé font, chaque semaine une gymnastique très compliquée pour respecter ces règles. Et chaque semaine, ils rendent leurs "copies" au CSA. Tu peux d'ailleurs regarder les résultats, si ça t'amuse. Et si radio et télé ont été mauvais élèves ? Ils doivent réajuster la semaine suivante !
Conclusion : le temps des élections, mieux vaut être un journaliste de presse écrite ou du web… ça évite les casse-tête !
Séverine Clochard /Julie















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